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Backrooms | Official Trailer HD | A24
SUBSCRIBE: http://bit.ly/A24subscribe A film by Kane Parsons, starring Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve, Mark Duplass, Finn Bennett, and Lukita Maxwell. BACKROOMS - In Theaters May 29 RELEASE DATE:
BACKROOMS : TOUT DOIT DISPARAÎTRE de Kane Parsons (Aka Kane Pixels)
Date de sortie dans les salles : 17/06/2026
Durée 110 minutes / Genre : épouvante-horreur
Avec Chiwetel Ejiofor, Renate Reinsve, Lukita Maxwell, Finn Bennett
Productions : A24, Chernin Entertainment, 21 Laps Entertainment et Atomic Monster
Distributions : Metropolitan Filmexport
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Synopsis : Une étrange porte apparaît dans le sous-sol d’un magasin de meubles.
Backrooms dont c’est le premier long-métrage du jeune réalisateur Kane Parsons (vingt ans) est à l’origine une série web de vingt-deux épisodes montrant des espaces liminaux (un lieu de transition ou un entre-deux) créée par le réalisateur dès l’âge de seize ans ! (La série totalise 216 millions de vues).
Sur internet, ces lieux sont vide de présence humaine ce qui rend troublantes et angoissantes les vidéos partagées. C’est ce que l’on appelle la « Creepypasta ». Une légende urbaine créée sur Internet.
Est-ce qu’il faut avoir vu la série web pour apprécier Backrooms ? La réponse est non. Je ne connaissais pas la série web et j’ai bien aimé le film qui plonge le spectateur dans une sorte de méandre psychologique. Ces couloirs étranges représentent-ils la fenêtre ouverte sur soi qu’indique Mary (Renate Reinsve) la psychologue au début du film.
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« Au-delà d’une porte qui ne devrait pas exister, s’ouvre une succession infinie de pièces et de couloirs, à la fois familiers et étrangement menaçants.»
Backrooms est un film anxiogène et cauchemardesque avec un visuel oppressant et un « sound design » présent pour appuyer encore plus cette sensation de mal être.
Le spectateur suit le protagoniste principal, Clark (Chiwetel Ejiofor), fraichement divorcé et ayant raté son projet professionnel d’architecte (l’architecture a une grande place dans les Backrooms). Il tient un magasin de meubles déserté par les clients. La première pièce que Clark va découvrir via une porte invisible dans le sous-sol de son magasin de meubles est une pièce où des meubles sont empilés les uns sur les autres sans queue ni tête. Des meubles pouvant très bien être ceux de son magasin. Comme si les meubles existaient dans deux dimensions en même temps. Dans le magasin et dans les Backrooms. Les pièces sont vides d’humain à l’exception d’un monstre rôdant dans les couloirs. Un monstre que Clark connaît bien … A mesure que les Backrooms entraînent Clark et Mary au cœur de ce labyrinthe sans fin, la seule issue consiste à affronter les traumatismes affectifs et psychologiques qui les y ont conduits au départ. Une bonne séance de psychologie en somme ! Est-ce que ces différentes pièces étranges mais familières aux protagonistes ne seraient pas leur inconscient matérialisé ? Ne se promèneraient-ils pas dans leur subconscient ?
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« Cette sensation liminale – qu’il s’agisse d’un passage entre espaces physiques, états émotionnels ou intermédiaires – évolue en un cauchemar qui renvoie à des détails infimes de notre enfance. On explore un passé qu’on a voulu effacer et on aspire à replonger dans ce passé qui n’existe plus. », Kane Parsons.
Cette solitude dans ces Backrooms ne serait-elle pas une parabole de l’individualisme et de la solitude dans la société contemporaine ? Tout comme Clark et Mary, deux individus vivant tous les deux dans la solitude et se retrouvant dans ces pièces vides à la recherche d’une clef à ses propres traumatismes d’enfance refoulées.
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Ajoutez à cela un étrange scientifique pointant le bout de son nez (Société Asynch) à la recherche de la compréhension de ces labyrinthes sans fin (Il faut toujours trouver quelqu’un pour contrôler ce qui est incontrôlable).
Le scénario a été écrit par Will Soodik, scénariste entre autres des séries Homeland et Ash vs Evil Dead.
L’architecture des pièces fait penser aux films réalisés par Tim Burton ou encore l’expressionnisme allemand (L'expressionnisme allemand est un mouvement artistique du début du vingtième siècle qui cherche à exprimer les émotions intérieures et l'angoisse plutôt qu'à copier la réalité. Il se caractérise par des couleurs violentes, des formes tordues et un regard pessimiste sur la société et la modernité).
L’acteur Chiwetel Ejiofor vu dans Twelve Years a Slave est magistral dans la peau de Clark et sa prestation porte le film.
Backrooms est une belle découverte et réussite cinématographique qui réinvente en quelque sorte le film d’horreur un peu plus intimiste et troublant.
Mad Oliver