Overblog Tous les blogs Top blogs Films, TV & Vidéos Tous les blogs Films, TV & Vidéos
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


GOOD LUCK HAVE FUN DON’T DIE de Gore Verbinski

Publié par lecinemadolivierh sur 19 Avril 2026, 09:58am

Catégories : #SF d'anticipation, #Gore Verbinski, #Sam Rockwell, #Metropolitan Films, #Constantin Film, #Briarcliff Entertainment

GOOD LUCK HAVE FUN DON’T DIE de Gore Verbinski

GOOD LUCK HAVE FUN DON’T DIE de Gore Verbinski

Date de sortie dans les salles : 15 avril 2026

Durée : 134 minutes / Genres : science-fiction – comédie

Avec Sam Rockwell, Juno Temple, Haley Lu Richardson, Michael Pina, Zazie Beetz, Asim Chaudhry, Tom Taylor

Productions : Constantin Film, Briarcliff Entertainment

Distributeur : Metropolitan Filmexport

 

Synopsis : Un soir, dans un resto minable de Los Angeles, un homme étrange et débraillé débarque avec un détonateur à la main et affirme venir du futur. Ce serait la 117ème fois qu’il remonte le temps pour empêcher l’apocalypse déclenchée par une IA et sauver une humanité lobotomisée par les écrans. Son ultime stratégie : recruter les clients du restaurant pour former une équipe capable de sauver le Monde. Si ce groupe aussi improbable que mal préparé y parvient, alors l’Humanité a peut-être encore une chance… Ou peut-être pas. Qui sait ?

Le réalisateur Gore Verbinski est connu pour Pirates des Caraïbes et l’animation westernienne Rango. L’univers cinématographique de Gore est l’action avec un zest de burlesque bien représentée entre autre par un certain Jack Sparrow.

La scène d’introduction de Good Luck Have Fun Don’t Die se déroule dans un restaurant miteux de Los Angeles (tourné en Afrique du Sud !). Cette scène fait penser à celle d’ouverture de Pulp Fiction de Tarantino. En fait, on peut raconter pas mal d’histoires dans ces restaurants au style américain où tout peut se passer. Un hold up, un homme du futur cherchant des collaborateurs pour vaincre une IA développée par un gamin …

Sam Rockwell (3 Billboards, les panneaux de la vengeance) dans le costume de cet étranger provenant du futur est tout simplement magistral dans son rôle. Qui plus est, le poids du costume qui est d’environ une vingtaine de kilos ! Cette scène d’introduction commence sur des chapeaux de roue avec un rythme très soutenu en mettant plein les yeux des spectateurs. A ce moment, on se demande si le film va être aussi dingue et fou furieux. La mise en scène est nerveuse et la scène d’action est assez réussie. Belle introduction de notre homme venant du futur sauver les humains d’un péril déclenché par une IA (Intelligence Artificielle) qui n’est pas sans rappeler L’Armée des douze singes de Terry Gilliams (son meilleur film !). Sam Rockwell est une sorte de Jeff Bridges dans un film de Gilliams.

Le scénario est ancré dans l’air du temps avec ces connectés rivés sur leurs écrans (téléphone portable, tablette, casque virtuel) dialoguant avec une IA au nom d’un animal gpt. Lever le bout de votre nez (de votre livre) pour vous apercevoir que les deux tiers des voyageurs sont scotchés sur leur téléphone portable. Good Luck Have Fun Don’t Die est constitué de sketches, chacun développant les impacts d’une nouvelle technologie. Le premier segment est le plus reussit à mon goût. Celui qui se passe dans une école où les professeurs ont du mal à attirer l’attention des élèves au péril de leur vie ! Magnifique Micheal Pina dans le rôle d’un professeur. Ce sketch fait penser à la série horrifique diffusée sur Netflix, All Of US Are Dead (assez moyenne). Le second sketch parle lui de réalité virtuelle montrée comme une échappatoire du monde réel dans un monde meilleur. Non sans rappeler le roman de science-fiction, Le meilleur des Mondes d’Aldous Huxley. Bref, toutes nouvelles technologies apportant son grain de sel dans un engrenage tendant vers la fin d’une ère où tout le monde était bienveillant et respectueux. Un monde qui tend vers l’individualisme où votre seule amie est Chat Gpt !

Les trois premiers quarts d’heure de Good Luck Have Fun Don’t Die sont plutôt assez réussis et intéressants. On n’a pas vraiment le temps de s’ennuyer entre la scène principale et les différents flashbacks, certes qui cassent un peu le rythme fou de la première mais qui apportent leur aspect critique sur les nouvelles technologies de différents points de vues.

A l’instar d’un Jack Sparrow, notre homme du futur est un anti-héros, qui seul ne peut pas sauver l’humanité. C’est un meneur qui n’apporte pas grand-chose mis à part à penser à bouffer tout le temps, pendant que les autres font le sale boulot et risquent leur peau. D’ailleurs notre anti-héros a toujours son pouce rivé sur ce bouton pouvant le ramener à son époque dès qu’il y a danger (pour lui).

Alors oui, la fin du film est un peu longue et semble un peu bâclée avec des effets spéciaux un peu « cheap » (le mangeur d’humain et l’IA). Mais est-ce que cela ne provient pas d’un mauvais prompt ? L’histoire se déroule-t-elle dans la réalité ou bien dans un « métavers » créé par une IA ? C’est quoi la réalité ? Le monde réel ? Le monde virtuel ? Là on s’embarque dans le cerveau d’un certain Philip K. Dick (Ubik, Blade Runner). Il y a un premier film français, Virtual Revolution de Guy-Roger Duvert qui parle bien de ces sujets et qui est à voir même s’il a ses défauts.

Au final, Good Luck Have Fun Don’t Die est plutôt un très bon divertissement. Je dirais presque que c’est le meilleur film de Gore Verbonski de mon point de vue. Comme quoi, il n’y a pas forcément besoin de centaines de millions de dollars pour accoucher d’un film intéressant (le budget du film est d'environ 25 millions de dollars). Un bon scénario peut amplement faire l’affaire ! Êtes-vous prêt à vous aventurer et expérimenter quelque chose de fun et de divertissant ? Alors foncez voir Good Luck Have Fun Don’t Die !

Pourquoi faire ce film aujourd’hui ? « Regardez autour de vous : la réponse est évidente quand on voit ce qu’est devenu le monde », indique Gore Verbinski.

« L’humour est souvent la forme de critique la plus incisive », poursuit le réalisateur.

Good Luck Have Fun Don’t Die a été présenté dans les festivals comme le Fantastic Fest à Austin (Texas)  et au Beyond Fest à Los Angeles. Ce film aurait eu sa place également au Brussel Fantastic Film Fantastic de par son aspect déjanté !

Mad Oliver

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article

Archives

Nous sommes sociaux !

Articles récents