L’ESSENCE DE LA SIRENE de Jessica Puppo (France - Belgique)
Année : 2024 / Durée : 17 minutes / Genres : drame horrifique
Avec Olivier Faursel, Rose Pou Pellicer, Marie-Sophie Ferdane, Victorine Filatre
Production : Le Hangar Production, All in One Production et Ambrosia
Synopsis : Depuis que sa mère est morte dans un accident de moto, Essie vit au bord d’un lac avec sa grande sœur et son papa. Le jour où sa sœur part, elle commence à se morfondre dans la solitude. C’est alors qu’une nuit, elle découvre dans le lac une sirène qui ne se nourrit que d’essence. Petit à petit, Essie s’attache à elle, mais elle est vite rattrapée par la nature menaçante de la créature.
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L’essence de la sirène est un court-métrage intimiste autour d’une jeune fille Essie (Rose Pou Pellicer), qui a du mal à faire le deuil suite à la mort de sa mère. La pauvre Essie se retrouve toute seule les soirs dans une maison isolée proche d’un lac pendant que son père (Olivier Faursel) part à son travail de nuit. Elle a pour seule compagnie, son chat, jusqu’à ce qu’elle rencontre une sirène.
On peut se demander si l’idée de base était l’essence ou bien la sirène ?
« A la base c’était un conte écologique avec une sirène qui boit de l’essence, mais plus j’écrivais et plus je me suis rendue compte que le thème du film n’était plus du tout lié à l’écologie mais au deuil et que ça allait être plus sombre de ce que j’imaginais au départ », Jessica Puppo.
Le spectateur a devant lui un conte qui va tendre vers le fantastique avec l’apparition de la sirène dans le lac, puis vers l’horreur quand le film bascule au moment où Essie arrive à enfin faire le deuil.
La sirène va prendre la place du grand vide qu’il y a dans le cœur de la jeune Essie pour ensuite disparaître, une fois le deuil réalisé. Sortons les monstres du placard afin de mieux les affronter !
Qui dit conte, dit très belle photographie ! Florent Stramboli le directeur de la photographie a fait un très joli travail. « La photographie donne une identité visuelle qui colle bien avec l’histoire », Jessica Puppo.
Qui dit sirène, dit queue de sirène … et donc SFX ! Aux commandes, David Scherer et Jacques-Olivier Molon pas moins que cela ! Le résultat en est bluffant.
En festival, L’essence de la sirène a été sélectionné aux prestigieux Bifff 2025, au Feffs, ainsi qu’à Fantaspoa où il a remporté le prix du Méliès d’argent et où il va concourir prochainement pour le prix du Méliès d’or du meilleur court-métrage fantastique européen.
Jessica Puppo nous livre un joli conte horrifique de belle qualité avec un beau scénario sur le dénie, de belles interprétations et de jolis cadres.
Petite anecdote (source IMDB) : Jessica Puppo a été scripte sur le fantastique huis-clos Flush de Grégory Morin ! Quelle claque ce film !
Mad Oliver
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