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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Programme Officiel de la Compétition Internationale du 19ème Etrange Festival qui se déroulera du 5 au 15 septembre 2013 aux Forums des Images à Paris

Publié par lecinemadolivierh sur 29 Août 2013, 10:38am

Catégories : #Fantastique

Bonjour,

 

Voici le programme de la Compétition Internationale de l’Etrange Festival qui se déroulera du 5 au 15 septembre 2013 (Paris, Forum des Images) :

-          The Agent de Seung-wan Ryoo (Corée du Sud)

Genre : Thriller

Sujet : Pyo Jong Suk est un agent double nord-coréen en mission à Berlin. Son identité compromise, il cherche à fuir avec sa femme Jung Hee, traductrice à l’ambassade nord-coréenne. Commence une course-poursuite effrénée tandis que Corée du Nord et Corée du Sud envoient leurs agents pour les éliminer.

Après The Unjust, Seung-wan Ryoo signe un film d’espionnage paranoïaque au budget de 9 millions de dollars, utilisant le genre comme Park Chan-wook avec Joint Security Area pour traduire les convulsions politiques entre les deux Corée. Sous haute tension !

            Note IMDB : nc.

 

-          Why Don’t You Play in Hell de Sono Sion (Japon)

Genre : Action

Sujet : Muto et Ikegami sont deux gangsters qui se détestent : l’un tente de réaliser le rêve de sa femme en cherchant un rôle de cinéma pour sa fille, l’autre est amoureux de cette dernière. Un réalisateur indépendant décide de la prendre comme actrice principale de son film. Évidemment, rien ne se passe comme prévu…

Après deux (mélo) drames dépressifs sur le traumatisme post-Fukushima (Himizu et The Land of Hope), le réalisateur japonais Sono Sion retrouve sa rage punk, ses fulgurances surréalistes et son ultra violence stylisée dans ce film de kung-fu, décrit par son auteur comme un « film d’action sur l’amour du 35 mm ».

            Note IMDB : nc.

 

-          The Major de Yury Bykov (Russie)

Genre : Polar

Sujet : Un jour d’hiver, Sergey Sobolev, commandant de police locale, est en route vers l’hôpital où sa femme s’apprête à accoucher. Surexcité, il renverse un enfant qui meurt à la suite de l’accident. Le commandant a deux options : aller en prison ou cacher le crime. Sobolev décide alors de compromettre sa conscience et appelle un collègue pour l’aider. Mais l’affaire se complique et quand Sobolev change d’avis et décide de se racheter, il est déjà trop tard...

Sous les oripeaux du genre se cache une peinture noire et édifiante de la Russie de nos jours, où toutes les institutions (politiques, policières, judiciaires) bafouent la loi et la morale. La révélation d’un jeune auteur à suivre de très près.

            Note IMDB : 7,4/10.

 

-          Blue Ruin de Jeremy Saulnier (États-Unis)

Genre : Drame

Sujet : Un vagabond solitaire voit sa vie bouleversée par une terrible nouvelle. Il se met en route pour la maison de son enfance afin d’accomplir sa vengeance.

Produit en partie grâce à l’argent des utilisateurs de la plateforme de financement Kickstarter, ce polar, comparé aux films des frères Coen en raison de sa combinaison ravageuse d’humour et d’ultra violence, donne des nouvelles de Jeremy Saulnier, déjà auteur de la comédie horrifique Murder Party (2007), qui assure : « Mon film est destiné à plaire aussi bien aux cinéphiles les plus pointus qu’aux fans de Die Hard ».

Blue Ruin est également en Compétition Officielle du 39ème Festival du Film Américain de Deauville.

            Note IMDB : 7,8/10.

 

-          Ugly de Anurag Kashyap (Inde)

Genre : Drame

Sujet : Rahul et Shalini, les parents de Kali, 10 ans, sont divorcés. La fillette vit désormais avec sa mère et son beau-père, Shoumik, responsable d’une brigade de la police de Mumbai. Un samedi, alors que Kali passe la journée avec son père Rahul, elle disparaît. Commence alors une enquête où tout le monde devient suspect…

Réalisateur du Gangs of Wasseypur, fresque mémorable de sixheures, Anurag Kashyap propose un thriller noir, d’une extraordinaire densité narrative, disséquant des monstres ordinaires, faisant se croiser les destins à un rythme haletant.

Ugly a reçu le prix du Meilleur Réalisateur à PiFan 2013 (Corée).

            Note IMDB : 7,9/10.

 

-          Belenggu de Upi Avianto (Indonésie)

Genre : Thriller

Sujet : Elang se consume de solitude dans son appartement et gagne sa vie comme barman dans un night-club. Sa routine est bouleversée lorsqu’un soir il rencontre Jingga, une mystérieuse jeune fille qui cache un lourd secret. Pendant ce temps, un tueur déguisé en lapin rôde dans le quartier, semant la paranoïa parmi les habitants.

La réalisatrice indonésienne Upi Avianto a toujours eu envie d’écrire et de réaliser un thriller horrifique, comme on en fait aux États-Unis. C’est désormais chose faite avec cette curiosité revendiquant les influences du Donnie Darko de Richard Kelly et, plus généralement, du cinéma de David Lynch pour les personnages torves et les hallucinations bizarres.

Belenggu était en Compétition Officielle à BIFFF 2013.

Ma note : 8/10 (Vu à BIFFF 2013).

            Note IMDB : 6,7/10.

 

-          Confession of Murder de Byeong-gil Jeong (Corée du Sud)

Genre : Thriller

Sujet : Lorsque le délai de prescription de quinze ans applicable à l’un des crimes commis par un tueur en série expire, un membre de la famille victime se jette du haut d’un immeuble, sous le regard impuissant du détective Choi Hyeong Gu. Deux ans plus tard, un homme publie un livre autobiographique dans lequel il s’attribue la responsabilité des meurtres.

Première réalisation d’un jeune cinéaste prometteur, ce thriller coréen parcouru par une énergie, vitale et dangereuse à la fois, s’inscrit dans la veine des Old Boy et The Chaser, revisitant les codes du film noir et prenant plaisir à bousculer les attentes du spectateur au gré de nombreux twists. Vous voilà prévenus.

Confession of Murder a reçu le prix du Meilleur Thriller à BIFFF 2013.

            Note IMDB : 6,8/10.

 

-          The Ressurection of a Bastard de Guidio Van Driel (Pays-Bas)

Genre : Drame

Sujet : Trois récits convergents : l’histoire d’un fermier des Frises qui veut se venger, celle d’un criminel d’Amsterdam qui survit par miracle à un attentat et celle d’un immigré clandestin au futur incertain.

Qui mieux que l’auteur du roman graphique éponyme, pouvait porter à l’écran cette fable noire et contemplative entre rédemption, pardon et fantasmagorie. Tout d’abord peintre et concepteur de bandes dessinées, Guido van Driel passe à la réalisation en 2000 avec les

documentaires U are speaking with Frank Laufer puis Green is still the nicest color for grass, qui l’installe définitivement parmi les auteurs néerlandais à suivre de très près. Avec ce premier long-métrage, il marche sur les pas d’un certain Michaël R. Roskam, réalisateur du formidable Bullhead. Rien d’innocent, puisque van Driel s’est adjoint les services du monteur Alain Dessauvage, nominé à l’Oscar pour le film de Roskam en 2011.

            Note IMDB : 6,3/10.

 

-          We Are What We Are de Jim Mickle (États-Unis)

Genre : Thriller

Sujet : Les Parker sont connus dans le village pour leur grande discrétion. Derrière les portes closes de leur maison, le patriarche, Franck, dirige sa famille avec rigueur et fermeté. Après le décès brutal de leur mère, Iris et Rose vont devoir s’occuper de leur jeune frère Rory…

Après le road-movie apocalyptique Stake Land, Jim Mickle propose une variation du film de cannibales mexicain, Ne nous jugez pas, de Jorge Michel Grau (en compétition lors de la seizième édition de L’Étrange festival en 2010). Avec à la clé une scène de repas particulièrement gore.

We Are What We Are a fait le tour de nombreux festivals.

            Note IMDB : 6,6/10.

 

-          Big Bad Wolves de Aharon Kkeshales & Navot Papushado (Israël)

Genre : Thriller

Sujet : Tabassé par la police afin de lui soutirer des aveux, Dror, un jeune enseignant religieux, est finalement relâché. La police continue de traquer un tueur en série qui s’attaque à de jeunes filles. Seul Miki, un flic renvoyé pour son erreur, persuadé de sa culpabilité, continue de

le suivre et découvre que Dror est également la cible de Gidi, le père de la dernière victime du tueur, bien décidé à faire justice lui-même...

Point de loup-garou ici mais des hommes blessés dans ce second long métrage de vengeance, tendu et violent, s’enroulant dans un linceul noir et dessinant les contours d’un drame humain, redevable aux pionniers du cinéma d’horreur israélien, confirmant les promesses de leur précédent Rabies (2010).

Big Bad Wolves a reçu le prix du Meilleur film à Fantasia 2013 (Montéral).

            Note IMDB : 7,3/10.

 

-          A Field in England de Ben Wheatley (Grande-Bretagne)

Genre : Horreur psychédélique

Sujet : Pendant la guerre civile, un petit groupe de déserteurs s’échappe. Ils sont capturés par deux hommes. L’un d’entre eux, un alchimiste, force le groupe à l’aider à trouver un trésor enterré dans un champ. En franchissant un vaste cercle de champignons, le groupe sombre

dans la paranoïa et devient victime d’énergies terrifiantes…

Révélé avec Kill List, déjà coscénarisé avec sa femme Amy Jump, Ben Wheatley ajoute un nouveau projet audacieux à son actif. À savoir un trip halluciné et métaphysique en noir et blanc, aux allures d’odyssée psychédélique, qui vous donnera sûrement envie de découvrir son prochain long métrage, Freakshift, film de monstres marquant sa première tentative aux États-Unis.

            Note IMDB : 6/10.

 

-          Contracted d’Eric England (États-Unis)

Genre : Horreur

Sujet : Persuadée d’avoir contracté une maladie sexuellement transmissible lors d’une soirée sans lendemain, Samantha se rend chez son médecin. Le diagnostic s’avère bien plus redoutable…

Pour son troisième long métrage (après Madison County et Roadside) le jeune Eric England voulait taper très fort et appeler son film MST, ou la mort d’une demoiselle en détresse. Titre refusé par les producteurs. Pourtant, l’intelligence du scénario d’England va bien au-delà d’une simple démonstration en mélangeant habilement horreur et contamination, dans un cocktail rappelant certains sujets de prédilection des premiers David Cronenberg. Porté totalement sur les épaules de la jeune Najarra Townsend, le film est une sacrée réussite et prédit un avenir plus que prometteur pour ce réalisateur d’à peine 25 ans

            Note IMDB : 7,3/10.

 

-          Omnivores d’ Óscar Rojo (Espagne)

Genre : Horreur

Sujet : Marcos, critique gastronomique, accepte une enquête sur les restaurants clandestins. Au fil de son investigation, il rencontre Eva, une femme qui l’aide dans ses recherches et découvre un restaurant servant à ses clients de la viande humaine pour une somme prohibitive. Sûr de son scoop, il demande à l’éditeur l’ayant missionné de mettre le prix pour accéder aux mets.

Construisant son récit comme une descente aux enfers à la Clive Barker où la légende urbaine devient réelle, Óscar Rojo, réalisateur d’un déjà très étrange Brutal Box, donne des nouvelles du cinéma de genre espagnol post-Balaguero avec cette fable bouchère. Âmes sensibles et bouches végétariennes, fuyez !

            Note IMDB : 7,3/10.

 

-          V/H/S/2 de Simon Barrett, Jason Eisener, Gareth Evans, Gregg Hale, Eduardo Sánchez, Timo Tjahjanto, Adam Wingard (États-Unis)

Genre : Horreur

Sujet :  Deux officiers de police enquêtent sur la disparition d’un élève. Pendant leur enquête, ils tombent sur une étrange collection de cassettes VHS...

Dans cette nouvelle anthologie d’horreur trash, suite du film à sketches V/H/S, on signalera les présences de réalisateurs prometteurs comme Timo Tjahjanto (Macabro), Gareth Evans (The Raid), Jason Eisener (Hobo with a shotgun) et Adam Wingard (You’re next) ainsi que celles de Eduardo Sanchez et Gregg Hale, deux vétérans à qui l’on doit Le Projet Blair Witch, le film qui a relancé la mode du found-footage.

            Note IMDB : 6,3/10.

 

-          The Rambler de Calvin Lee Reeder (États-Unis)

Genre : Horreur

Sujet : Un homme qui sort de prison doit composer avec le monde réel. Au gré de ses pérégrinations, il perd progressivement le sens de la réalité et bascule dans un univers cauchemardesque où tout peut arriver. Absolument tout...

L’indomptable Calvin Lee Reeder a prouvé dans ses précédents travaux (Piledriver en 2005, Little Farm en 2006 et The Oregonian en 2011) que le bon goût était l’ennemi de la créativité. The Rambler se présente comme la version longue d’un court métrage réalisé en 2008, dans laquelle il instille un climat de trouille et retranscrit par des effets de montage et des moyens purement visuels des hallucinations à la fois aberrantes et angoissantes. Du cinéma abrasif comme on l’aime

            Note IMDB : 4,1/10.

 

-          The Station de Marvin Kren (Autriche)

Genre : Horreur

Sujet : Janek est technicien dans une station de ski. La découverte d’un liquide rougeâtre s’échappant d’un glacier génère des effets toxiques sur les animaux de la région et bouleverse son existence paisible, soudainement confrontée à des hordes de monstres...

On avait repéré Marvin Kren avec Rammbock, coup d’essai et coup de maître où les conventions du film de zombies étaient court-circuitées par le romantisme et le sous-texte politique. Il confirme une seconde fois toutes les promesses placées en lui en adaptant à sa sauce les codes du film de monstres et en faisant transpirer la tension comme la paranoïa. D’une efficacité redoutable !

            Note IMDB : nc.

 

-          Man From The Future de Cláudio Torres (Brésil)

Genre : Science-fiction

Sujet : Joao est un professeur de physique aigri qui enseigne la mécanique quantique. Durant son temps libre, il travaille sur une forme d’énergie alternative. Mais une erreur de manipulation va le renvoyer vingt ans auparavant, le jour même où il s’est fait publiquement

humilier lors d’une soirée où il perdit l’amour de sa vie, Helena...

Remarqué dans le film-choc Troupe d’élite et actuellement dans Elysium de Neill Blomkamp, le comédien Wagner Moura s’illustre dans un registre plus léger avec cette comédie construite sur un paradoxe temporel façon Retour vers le futur 2. Fun et délirant.

Man From The Future était sélectionné à BIFFF 2013.

Ma note : 8/10 (Vu à BIFFF 2013)

            Note IMDB : 7/10.

 

-          Europa Report de Sebastián Cordero (États-Unis)

Genre : Science-fiction

Sujet : Une équipe internationale de six astronautes, envoyée en mission vers la quatrième lune de Jupiter, enquête sur une possible existence extraterrestre...

Soutenu par Guillermo Del Toro qui a produit deux de ses films (Rabia et Investigations), l’équatorien Sebastián Cordero propose une odyssée de l’espace en found-footage, s’appuyant sur une base scientifique. Pour ce faire, il s’est inspiré du documentaire For All Mankind (Al Reinert, 1989) qu’il a par ailleurs montré à toute son équipe avant le tournage. Avec Sharlto Copley, la révélation de District 9 et Michael Nyqvist, découvert dans la trilogie Millenium.

            Note IMDB : 6,5/10.

 

-          It’s Such a Beautiful Day de Don Hertzfeldt (États-Unis)

Genre : Animation

Sujet : Dernier volet d’une trilogie composée de Everything Will Be OK et I Am so Proud of You, mettant en scène Bill, un personnage souffrant de troubles mentaux, obligé à reconsidérer le sens de sa vie. Témoin du mal de vivre contemporain et poète du désordre psychologique, Don Hertzfeldt est devenu l’incarnation de “l’animation américaine indépendante”, digne successeur de Ralph Bakshi (Cookskin, 1975) et Bill Plympton (L’impitoyable lune de miel, 1997). Notable par l’indépendance à laquelle il est resté attaché

toute sa carrière, il a toujours été à contre-courant, tournant le dos à une idée préconçue de l’animation, misant sur la simplicité et l’efficacité narrative. Un travail récompensé par une avalanche de prix à travers le monde dont deux prix à Sundance.

Note IMDB : 7,9/10.

 

-          Wrong Cops de Quentin Dupieux (France)

Genre : Comédie

Sujet : Los Angeles 2014. Duke, un flic pourri et mélomane, deale de l’herbe et terrorise les passants. Autour de lui, un chercheur de trésors ; un obsédé sexuel; une femme flic maître chanteur; un borgne difforme se rêvant star.

Avec cette version longue du court Wrong cops chapter 1, Quentin Dupieux confirme sa volonté de faire chaque film comme un défi génialement absurde : ici, convier des comédiens qui n’auraient jamais dû se rencontrer (Grace Zabriskie, Eric Judor, Marilyn Manson) dans un délire à base de surréalisme européen et de satire américaine, parcouru par la fascination des monstres. Jouissif !

Note IMDB : 7,2/10.

 

Ugly, It's a Beautiful Day et Blue Ruin sont les favoris en terme de note IMDB.

 

Pour ma part mes favoris sont : Wrong Cops, Man From The Future, Belenggu, Confession of Murder, Big Bad Wolves.

 

Rendez-vous le 15 septembre pour le palmarès officiel.

 

Bon Festival !

 

Olivier H.

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