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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2014 : la sélection hors compétition (tri sélectif)

Publié par lecinemadolivierh sur 3 Avril 2014, 10:23am

Catégories : #Fantastique

Liste sélective des films présents en hors compétition à BIFFF 2014 qui se déroulera du 8 au 20 avril 2014 à Bruxelles en Belgique :

 

APRIL APOCALYPSE de Jarret Tarnol (ÉTATS-UNIS)

Sujet : D’accord, Artie est né et a été élevé à Ploucland. Qu’il ait l’ambition d’un baraki et qu’il se soit fait une spécialité en tant que souffre-douleur du lycée, le bonhomme assume tout jusqu’au bout de son pucelage. Mais là, April - sa meilleure amie depuis le bac à sable, sa confidente depuis le premier appareil dentaire et son amour de toujours - vient de déménager de Ploucland… Trois ans plus tard (oui, Artie est un peu lent), il décide enfin de la rejoindre ; car l’amour à portée de main, c’est bien. À deux, c’est encore mieux. Mais, un accident de voiture plus tard, Artie se réveille en pleine apocalypse zombie… Sédentaire mais pas trop con, il se rend vite compte que zomblards et bouseux ont une différence fondamentale, ces derniers n’ayant pas pour habitude de se payer une jugulaire de macchabée au saut du lit. Qu’à cela ne tienne, l’homme de Ploucland est prêt à affronter sa destinée pour l’amour de sa dulcinée, à se transformer en Terminator version brêle et à niquer du contaminé à coups de batte, de fusil, de machette, de pneu et qu’importe s’il s’est fait mordre par mégarde. Artie a tout prévu : il a mis de l’Iso-Bétadine. Haha ! Pas folle, la guêpe…

Note IMDB : 8,3/10 pour seulement 30 votes. Très belle note. April Apocalypse est l’un des films en hors compétition à ne pas rater !

 

 

ASMODEXIA de Marc Carreté (ESPAGNE) – Première mondiale

Sujet : Un peu comme dans Complément d’Enquête, version hostie mal digérée, apprêtez-vous à passer cinq jours dans la vie d’Eloy de Palma. Ce n’est pas le frère caché de Rossy de Palma, mais un prêtre exorciseur qui sillonne le pays avec sa petite-fille Alba, traquant la moindre odeur suspecte de soufre… Car leur mission est d’aider ceux qui sont possédés par le Malin et - en ces temps où tout le monde s’affole du retour de la coqueluche et de la gale - cette infection de l’esprit est pourtant la pire et la plus insidieuse. Se propageant plus vite qu’une rumeur de Closer, elle touche surtout les citoyens les plus vulnérables : les gosses, les fêlés du bocal et les toxicos sont bien évidemment aux premières loges. Mais une obscure amicale de Satan voit d’un très mauvais oeil cette posologie catholique et, étrangement, chaque nouvel exorcisme devient plus trash que le précédent, dévoilant un morceau du passé oublié d’Alba – une énigme qui, si elle est révélée, pourrait changer la face du monde…

1er film ! A voir et j’y serai !

Note IMDB : inconnue.

 

 

BLACK BUTLER de Kentaro Ohtani & Keiichi Sato (JAPON)

Sujet : Que l’année 2020 soit bissextile et commence un mercredi, on s’en fout un peu. C’est surtout une année cruciale pour la jeune Shiori, descendante de la prestigieuse famille Phantomhive et big chief de la Phantom Corporation. Cachant sa féminité sous le pseudonyme bien burné de Kiyoharu (l’équivalent de Bernard chez nous), la jeune intrépide entend bien perpétuer l’honorable tâche de son illustre ancêtre, Ciel : traquer les criminels de tout poil au nom des Chiens de Garde de la Reine, société secrète qui ressemble à une amicale de James Bond et consorts ! Mais, cette fois, la Reine demande à Shiori de résoudre une affaire aussi mystérieuse que périlleuse : un cas de meurtre momifié saupoudré de plusieurs disparitions de jeunes femmes. En creusant un peu l’affaire, elle découvre une invitation noire qui lie les deux affaires, mais qui la mène également dans un monde qu’elle n’aurait pas dû découvrir : celui d’un majordome démoniaque répondant au nom de Sebastian…

Note IMDB : 8,3/10 pour seulement 21 votes des internautes. A ne pas manquer !

 

 

THE BORDERLANDS d’Elliot Goldner (ROYAUME-UNI)

Sujet : Traqueur de miracles aux quatre coins du monde, Deacon est dépêché par le Vatican dans une bourgade désolée du sud de l’Angleterre. À ce qu’il paraît, le divin barbu nidifie dans une vieille église du coin et fait du lobbying acharné à coups de phénomènes paranormaux. Ça a évidemment moins de gueule que de séparer la Manche en deux, et Deacon est surtout là pour vérifier si tout cela n’est pas l’oeuvre de petits comiques athées. Accompagné par Gray, spécialiste ès caméras miniatures, et du père Mark, présent afin de valider le miracle comme maître Moya validait les votes de la Star Ac, Deacon va procéder à l’analyse méticuleuse de la vieille bâtisse. Des cris qui viennent du mur ? Du vent dans les tuyaux, selon le père Mark… Un vieux journal du 13e siècle parlant de forces maléfiques ? Du pipeau de sorcier païen selon lui. Alors, c’est vrai qu’il faut raison garder, mais se faire systématiquement rabrouer par un bouffeur d’hostie qui vénère un hippie insubmersible, faut pas pousser non plus ! Deacon va alors mener son enquête jusqu’au bout, en oubliant complètement le chapitre sur les forces maléfiques. Et ça, c’est vraiment pas de bol pour lui…

Note IMDB : 7,9/10 pour 64 votes des internautes. A voir …

 

 

CHIMÈRES d’Olivier Beguin (SUISSE)

Sujet : Alors là, pour le coup, Alex aurait certainement préféré se payer un all-in à Agadir.Revoyons un peu ce qui s’est passé : avant d’organiser une grande expo photo, il décide de partir avec sa copine Livia en Roumanie. Paraît que grignoter des ardei umpluti arrosés d’un godet d’Ursus, ça vaut la peine ; alors, pourquoi pas ? Par contre, se faire renverser par la bagnole d’un sac à vin du coin, c’était pas prévu (à Agadir, au moins, ils ne boivent pas). Mais c’est cette transfusion de sang à l’hosto qui a dû tout déclencher : ses canines qui s’aiguisent de jour en jour, son aversion pour la lumière du soleil (pour le coup, Agadir, c’est définitivement cuit), ses cauchemars récurrents et son insatiable fringale pour la viande crue. Alors, quoi ? Sang contaminé, tremblante du mouton, vampirite aigue ? Le pauvre Alex aimerait bien savoir, parce que c’est bien beau de se faire un petit SDF en stoemelings de temps à autre, mais faudrait veiller à ne pas bouffer sa copine si le frigo est vide…

Note IMDB : 6,2/10 pour 63 votes des internautes. A voir peut être au vu des récompenses reçues dans divers festivals …

 

 

DEAD SNOW : RED VS DEAD de Tommy Wirkola (NORVÈGE / ISLANDE)

Sujet : Après avoir malencontreusement buté sa gonzesse avec une hache, s’être amputé le bras à la tronçonneuse et vu tous ses potes se faire déchiqueter par un bataillon de zombies nazis, Martin a quand même droit à un peu de repos, non ? Hé ben… Non. Quand il émerge à l’hôpital, Martin apprend qu’il est non seulement le suspect numero uno dans le massacre de ses petits copains, mais qu’en plus on lui a recousu le bras de l’infâme zombie Herzog à la place du sien ! Tant mieux, finalement, car sa paluche putréfiée lui donne le pouvoir de ressusciter sa propre armée de zombies pour le second round… Et cette fois, on ne va pas faire dans la dentelle : aidé d’un Zombie Squad ricain biberonné à la franchise Romero, Martin va se payer une revanche dantesque, à coups d’intestins déroulés comme des câbles, de crânes caressés par des chenilles de tank et de croix gommées au chalumeau. Sortez couverts : ça va gicler en Norvège !

Note IMDB : 7,9/10 pour 461 votes des internautes ! Bonne note, à voir absolument

 

 

EEGA de S.S. Rajamouli (INDIA) - Inédit

Sujet : Nani aime Bindhu. Et pas qu’un peu : cet amoureux transi passe ses journées avec un sourire de débile, roucoule dès qu’il voit sa belle et lui fait des coeurs avec ses doigts en les imaginant tous deux en train de valser à La Chance aux Chansons, avec Pascal Sevran comme grand timonier. Seulement voilà : Bindhu a également tapé dans l’œil d’un entrepreneur véreux. Sudeep (c’est le nom du vilain monsieur) a une folle envie de montrer à Bindhu ses nouveaux oreillers, mais il est aussi jaloux qu’un taliban : alors, avant d’aller lui faire sa petite danse du paon, il décide d’assassiner froidement Nani… Grosse erreur, monsieur le vilain ! Il semblerait que le destin ne soit pas vraiment du même avis, car celui-ci décide de ressusciter Nani et de le réincarner en mouche (même si, en tigre du Bengale, ça aurait eu plus de gueule, on est bien d’accord). Une fois passés la surprise et quelques ajustements bizarres - du genre : depuis quand j’aime autant bouffer de la merde, moi ? -, Nani, le diptère intrépide, n’a plus qu’une seule idée en tête : s’entraîner pour être aussi balèze qu’un frelon et se venger de l’infâme Sudeep…

Note IMDB : 7,9/10 pour 5 777 votes des internautes. A ne pas laisser passer …

 

 

GOAL OF THE DEAD de Benjamin Rocher & Thierry Poiraud (FRANCE)

Sujet : Ce match amical devait être une pure formalité pour l’Olympique de Paris ! Franchement, qu’avaient-ils à craindre de ce club amateur de Capelongue, zoning social perdu dans les grisailles du nord où même les prostituées du coin enchaînent plus de passes en une soirée que ces manchots du ballon rond ? Hé bien, primo, Samuel - l’attaquant vedette de l’O.P. - a un lourd passif avec le club de Capelongue, puisque c’est son ancien club, qu’il a lâchement déserté. Evidemment, tous les chômeurs consanguins et alcooliques (ou supporters, si vous préférez) ne l’ont pas oublié et comptent bien le lui rappeler. Deuzio, une vilaine infection va vite transformer lesdits supporters en hooligans zomblards, et ceux-ci ne vont plus se contenter de jeter des pétards sur la pelouse en hurlant des douceurs exotiques à l’équipe adverse… Pour le coup, les joueurs de l’O.P. vont vraiment mouiller le maillot, jouer collectif et surtout aller au contact. Quelques règles de base quand même : s’il y a un 2e ballon sur le terrain, c’est probablement une tête décapitée, et le hors-jeu ne vaut que si on a l’os du fémur qui transperce la chaussette. Vivement la troisième mi-temps !

Note IMDB : inconnue (Voir ma critique excellente)

 

 

HAUNTER de Vincenzo Natali (CANADA)

Sujet : Ça y est : c’est dimanche, la veille du 16e anniversaire de Lisa. Dehors, un brouillard à faire pleurer Stephen King encercle la maison, et Lisa s’apprête à tirer la gueule toute la journée. Son jeune frère Robbie joue à Pacman avec son ami imaginaire, sa mère lui demande de faire le linge, son père travaille dans le garage et ils vont manger – dans l’ordre - des crêpes le matin, des macaronis au fromage à midi et un bon pain de viande le soir, avant de s’éclater en famille devant Arabesque. Mais Lisa en a ras-la-casquette : elle n’arrête pas de revivre cette même journée encore et encore. Ça y est : c’est dimanche, la veille du 16e anniversaire de Lisa. Brouillard, crêpes, macaronis et pain de viande. Elle en a vraiment marre et décide de changer sa routine habituelle en allant traîner dans le grenier, où elle fait une découverte déconcertante. Ça y est : c’est dimanche, la veille du 16e anniversaire de Lisa. Pourtant, cette fois, sa famille agit différemment au grand soulagement de Lisa. Jusqu’à ce que quelqu’un sonne à la porte…

Note IMDB : 5,9/10 pour 5 374 votes des internautes. Score mitigé !

 

 

INTRUDERS de Young-Seok Noh (CORÉE DU SUD)

Sujet : Sang-jin doit absolument terminer un scénario et les grosses murges de la capitale sont loin d’être les meilleures conseillères en termes d’inspiration. Alors, il décide de tout envoyer péter et va se terrer dans un chalet perdu au fin fond de nulle part. À part trois écureuils et une limande frigorifiée, il y a peu de chances que l’on vienne troubler la quiétude qu’il recherche. Enfin, c’est ce qu’il croit… A peine arrivé, il se fait un nouveau pote aussi collant qu’un stickers Panini, une véritable plaie 3 en 1, puisqu’il s’agit d’un bouseux/ex-taulard/alcoolique. Et question boulets, Sang-jin ne va pas être en reste lorsque de jeunes fêtards s’installent juste à côté de sa bicoque pour humidifier cette douce quiétude avec de l’alcool de riz en pack familial. Mais le pic de ses emmerdes va être véritablement atteint en une seule nuit, avec une série de coups de feu qui sentent vilain le macchabée frais et une volée de quiproquos sanglants, qui vont rendre la vie de Sang-jin encore plus horrible qu’un concert des One Direction au premier rang…

Note IMDB : 7,2/10 pour 53 votes des internautes. Une bonne note pour ce film coréen à voir …

 

 

THE NECESSARY DEATH OF CHARLIE COUNTRYMAN de Fredrik Bond (ROUMANIE / ÉTATS-UNIS)

Sujet : Charlie est suspendu dans le vide, avec la tripaille qui jute. Il sait qu’il va mourir dans un pays inconnu, à 8000 kilomètres de chez lui, et pourtant Charlie est heureux. Il n’a jamais été aussi heureux de toute sa vie… Tout a commencé avec la mort de sa mère, véritable tragédie qui a déboussolé le bonhomme jusqu’à ce qu’une vision de celle-ci lui susurre un dernier conseil : filer le plus vite à Bucarest. Pour qui ? Pour quoi ? Charlie n’en sait rien, mais il a l’intime conviction que c’est la clé du bonheur. Même si le bonheur à la roumaine a une drôle de gueule : un macchabée en classe éco dans l’avion, une rencontre impromptue avec Gabi, la fille de ladite viande froide, et un coup de foudre potentiellement mortel… Bah oui, les coutumes locales préconisent de ne surtout pas courtiser la blonde d’un mafieux, qui est du genre à vous refaire toute la dentition pour un sourire mal placé. Mais Charlie s’en fout désormais : il est transi d’amour, et si les raisonnables durent longtemps, les passionnés ont au moins le culot de vivre intensément !

Note IMDB : 6,4/10 pour 8 949 votes des internautes. A voir pour voir …

 

 

REAL de Kiyoshi Kurasawa (JAPON)

Sujet : Koichi ne comprend toujours pas. Ils vivaient pourtant dans un bonheur total, fait d’amour et d’eau fraîche (…et de saké, surtout le vendredi). Qui plus est, sur le plan professionnel, Atsumi était une dessinatrice de mangas réputée. Alors, pourquoi diable a-t-elle voulu se suicider ? Cela fait   maintenant un an qu’elle végète dans le coma, ne laissant pas d’autre choix à Koichi que de tester un programme novateur - mais risqué - qui lui permettrait de pénétrer son subconscient (non les mecs, évitez les blagues graveleuses ici). Trouver des réponses à ses questions, comprendre son geste, ramener sa belle à domicile, lui faire comprendre que le purgatoire, c’est plus chiant que

la vie. Il plonge alors sans réfléchir dans les rêves d’Atsumi, sans se rendre compte que le rêve, dans son essence propre, est un véritable terrain miné : zéro contrôle rationnel, un imaginaire sans limites, une morale inexistante, un défouloir à frustrations, un cauchemar pur et simple pour la raison.

Note IMDB : 5,7/10 pour 280 votes des internautes.

 

 

TORMENT de Jordan Barker (ESPAGNE)

Sujet : Le weekend que Sarah s’apprête à passer à la campagne, elle le voit comme un bon gros sacrifice qu’elle fait pour Cory, son mari fraîchement bagué. But de la manœuvre ? Faire en sorte que Liam, le fiston de Cory, arrête de reluquer sa belle-mère comme si elle était l’antéchrist. Oui, d’accord : maman est morte. Mais ce n’est pas une raison pour que papa s’arrête soudain de défriser de la chicorée féminine ! Alors, tous à la cabane familiale, on va griller des marshmallows et chanter du Gérard Lenorman en famille ! À ceci près qu’une fois sur place, ils découvrent que leur petit havre de paix a reçu une visite impromptue : cadavres de bouteille, vomi en croûte, de la bouffe tellement avariée qu’elle bouge toute seule… Bref, un bordel intégral ! Cory est furibard et prévient les flics afin qu’ils retrouvent ces couillons d’ados pour une bonne fessée. Mais Cory est un peu à côté de la plaque parfois : qui lui dit que ce sont des ados ? Et surtout, qui lui dit que les squatteurs sont partis de chez lui ? Enfin, on dit ça, on dit rien…

Note IMDB : 6,5/10 pour 43 votes des internautes. A voir pour voir …

 

 

UGLY d’Anurag Kashyap (INDE) - Inédit

Sujet : Si la vie peut vous sembler parfois moche, cruelle et vide de sens, relativisez : pour certains, c’est encore pire. La petite Kali a dix ans et vit à Mumbai avec Shalini, sa mère dépressive, et son beau-père, une grosse huile de la police abonnée aux antidépresseurs et à l’alcool au comportement ambigu. Un beau jour - coup de chance ? - elle interrompt la tentative de suicide de sa mère, car Rahul, son père biologique, doit passer la prendre. Un coup de fil plus tard, papa Rahul, obscur acteur en quête d’emploi, embarque la petite Kali avec lui pour le weekend … Mais pas question de s’en occuper : c’est qu’il a des castings à passer ! Alors, la petite Kali, elle est bien gentille, mais elle va poireauter bien sagement dans la voiture pendant que son père fait l’amour à la caméra. Seulement voilà, au retour de son audition, sa fille a disparu…

Note IMDB : 7,7/10 pour 143 votes des internautes. Une très belle note pour ce film qui a reçu des récompenses dans divers festivals de genre. A ne pas manquer !

 


WILLOW CREEK de Bobcat Goldthwait (ÉTATS-UNIS)

Sujet : Jim aime tout ce qui est grand : les grands rêves, les grands projets, les grands idéaux et… les grands pieds. Bon, c’est vrai qu’en français grand pied rime avec Berthe, mais en anglais, ça a beaucoup plus de gueule : ça donne Bigfoot… Et Jim est véritablement obsédé par le bestiau depuis qu’il a vu la vidéo que Patterson et Gimlin ont tournée en 1967 (c’est cadeau pour vous : http://www.youtube.com/watch?v=QrtdL6Jz13Q) ! Il décide alors d’emmener sa copine Kelly à Willow Creek, véritable Disneyland du cousin du Sasquatch et du Yéti, où les forêts impénétrables abriteraient la tanière du monstre velu. Après avoir écouté les témoignages des locaux, rassemblé toutes les preuves démontrant l’existence du Gigantopithecus blacki et s’être assuré que Demis Roussos n’a pas de petit ponton naturiste dans le coin, Jim et Kelly sont fins prêts pour leur première nuit sous tente, au son du Plastic Bertrand local : Sasquatch pour moi, moi, moi, moi… Youhouhou !

Note IMDB : 6,8/10 pour 134 votes des internautes. A voir

 

 

WOLF CREEK 2 de Greg McLean (AUSTRALIE)

Sujet : Toi, le jeune routard qui rêve des grands espaces de l’outback australien avec ta tente Quechua et ton réchaud de campeur fauché, va plutôt faire le GR20 en Corse. Non que les infrastructures australiennes soient inadaptées, mais il y a un endroit dénommé Wolf Creek qu’il vaut mieux éviter : zéro commentaire sur Trip Advisor et un certain Mick Taylor en gardien zélé du sanctuaire. Et ce n’est pas parce que ce bouteen- train de Mick est un écolo pur et dur, c’est juste qu’il hait les touristes à un tel point que, le pot d’accueil, vous pouvez vous le carrer bien profond ! Voyez-vous, cet Aussie est plutôt du genre à vous accueillir avec son fusil à lunette et une lame qui ferait passer celle de Crocodile Dundee pour un coupe-ongles inoffensif. Quant aux animations qu’il propose, ça brasse large : égorgements, tir au pigeon (il va sans dire qu’on parle de touristes ici), dégommage de marsupiaux au pare-buffle, mutilations à la carte… Bref, le club Merde dans toute sa splendeur gore ! À part ça, la Corse n’est qu’à 1400 bornes de Bruxelles, au cas où tu hésites encore, jeune routard…

Note IMDB : 6,4/10 pour 779 votes des internautes. Une claque vu au PIFFF 2013 (Voir ma critique assez bonne pour cette suite meilleure que le 1er volet !)

 

 

THE ZERO THEOREM de Terry Gilliam (ROYAUME-UNI / FRANCE)

Sujet : Voici Qohen, pirate informatique qui craque du code sans véritable but, tel un Sisyphe avec son rocher pixellisé. Et Qohen, il en a marre… Marre de ce leitmotiv « Arbeit Macht Fun » qui lobotomise tous ces fonctionnaires, marre de cette bureaucratie kafkaïenne qui se cache sous les oripeaux clinquants d’un post Las Vegas flashy bling bling. Qohen, tout ce qu’il attend, c’est un coup de bigophone lui annonçant le véritable sens de la vie (et la réponse n’est pas 42), et ça le déprime. À tel point que monsieur Management, Dark Vador de l’exécutif en costume troispièces, va tout faire pour que son employé n’allume pas l’ampoule qui lui sert de cerveau. À commencer par une tâche presque divine : la résolution impossible du Théorème Zéro, agrémentée de quelques distractions primaires telles que la délicieuse Bainsley, une allumeuse au grand coeur toujours partante pour du badinage tarifé. Rien de tel que la bonne vieille méthode du Pain et des Jeux pour endormir les consciences ! Tout est permis, pourvu que Qohen ne choppe pas ce virus obsolète que d’aucuns appelaient l’épanouissement personnel…

Note IMDB : 6,7/10 pour 1 459 votes des internautes. A voir absolument ! Merde c’est du Gilliams (L’Armée des Douze Singes, Tigerland …)

 

Bon Festival !

 

Olivier H.

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