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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2013 : programme de la compétition internationale

Publié par lecinemadolivierh sur 19 Décembre 2013, 11:32am

Catégories : #Fantastique

Bonjour,

 

Voici la liste des films qui sont dans la catégorie Compétition Internationale du Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (BIFFF 2013 ) :

 

1. Abductee de  Yudai Yamaguchi (Japon)

Sujet : Juste pour vous donner une idée : un container fait en règle générale 6m10 sur 2m44. C’est froid comme la banquise, souvent moche et aussi chaleureux qu’un égout. Alors, si quelqu’un a enfermé Atsushi Chiba là-dedans, c’est qu’il devait vraiment lui en vouloir. Attaché comme un cochon de lait avec un joli sac en plastique rapidement mordillé en guise de bonnet, Chiba ne perd néanmoins pas son temps à deviner qui est derrière cette vendetta : ce looser impénitent a tellement d’ennemis prêts à lui administrer une ratonnade qu’il serait mort de vieillesse avant d’avoir fini la liste. Par contre, on lui a laissé son portable. Bizarre. Et puis, il y a cette grosse pierre dans le coin qui n’a rien à faire là. Re-bizarre. Et, tout d’un coup, il y a ces voix qui se manifestent de part et d’autre du container : Chiba va vite découvrir qu’ils sont en fait 200 à s’être fait kidnapper et tout laisse à penser qu’ils sont sur un cargo en plein océan. Evidemment, ça turbine sec dans les méninges, entre le trafic d’êtres humains et le terrorisme international. On fait avec ce qu’on connaît, non ? Maintenant, à vos calculettes : 200 x 6m10. Toujours persuadé qu’il s’agit d’un cargo ?

 

2. After de Ryan Smith (Etats-Unis)

Sujet : Qui ne s’est pas fait draguer dans un bus ? C’est lourd, intrusif et souvent cela tutoie des sommets de ringardise ! Ana - infirmière croquignolette qui a le malheur de ressembler à Jessica Biel - en fait justement les frais dans le bus qui la ramène dans sa ville natale : un certain Freddy lui fait la cour et elle n’a qu’une envie, c’est que ça s’arrête. Un accident plus tard, son vœu est exaucé… Quand elle se réveille, Ana pense avoir fait un vilain rêve tout mouillé, sauf qu’elle a une moquette digne d’Aldo Maccione sous les aisselles et que sa ville ressemble étrangement à la journée sans voiture. Pire : il n’y a plus une seule âme qui vive dans le bled ! Sauf Freddy, trop flippé par les circonstances pour se frotter contre sa jambe… Ensemble, ils vont découvrir qu’un mur de brouillard charbonneux entoure la ville et qu’il progresse lentement mais sûrement, charriant avec lui un bestiaire de cauchemars qui ne se contente pas d’une boîte de Friskies pour un coucouche panier bien docile…

 

3. American Mary de  Jen Soska, Sylvia Soska (Canada)

Sujet : Brillante étudiante en chirurgie, Mary a désespérément besoin d’argent pour continuer ses découpes pédagogiques sans créances. Quand elle tombe sur une annonce de masseuse exotique avec finition main, elle est pourtant loin de se douter que ce sont ses talents d’apprentie chirurgienne qui vont faire la différence : le taulier du tripot qui reçoit son CV a justement un homme de main qui ressemble plus à un puzzle qu’à un garde du corps, et il charge Mary de recoller les morceaux… Ses talents vont alors lui tailler une réputation extrêmement flatteuse chez certains accrocs du bistouri qui refusent de passer par leur mutuelle : une Betty Boop tellement liftée qu’elle saigne du nez une fois par mois, une Barbie qui veut définitivement fermer sa salle de jeux et toute une flopée d’adeptes d’implants corporels et de scarifications en tout genre. Tout irait donc pour le mieux si son prof préféré n’avait pas décidé d’abuser d’elle lors d’une soirée privée. Evidemment, avec tous les travaux pratiques ex cathedra qu’elle a eus, Mary va sortir son scalpel vengeur afin de faire honneur à son nouveau surnom : Bloody Mary…

 

4. Between de Giorgio Serafini (Etats-Unis)

Sujet : Après être passé par la case la moins chouette du Monopoly pendant 5 ans, Chris s’apprête à monter sur le billard à cause d’un signe du zodiaque qui fout les boules à tous les fumeurs de Gitanes. Mais, avant cela, il a envie de recoller le puzzle familial en emmenant Michelle et Nick faire du camping sauvage. Evidemment, ses gosses lui en veulent à mooort, car - comme tout papa poule qui se respecte - Chris ne leur a jamais parlé de sa parenthèse carcérale… Pourtant, la smala va devoir utiliser cet amour contrarié comme super glu pour tenir jusqu’au dimanche : la forêt qui les accueille n’est pas uniquement peuplée d’écureuils et de papillons. En fait, elle est plutôt du genre à pêcher les démons intérieurs du moindre promeneur, les coacher derrière un buisson et les envoyer se frotter à leur créateur afin de voir si la mayonnaise du déni prend bien. Et comme nos deux adolescents ne sont pas vraiment dans le trip mon vice, ma bataille, il risque d’y avoir du sport dans les bois…

 

5. Chained de Jennifer Chambers Lynch (Etats-Unis)

Sujet : Quand on veut être père, soit on plante virilement sa graine, soit on adopte. Mais pas Bob : lui, il accède aux joies de la paternité par l’enlèvement sauvage. Et, à défaut d’une graine, c’est un couteau qu’il plante dans le ventre de la mère… Quand on est père, on inculque des valeurs à son fils : ranger sa chambre et terminer son assiette, par exemple. Mais pas Bob. Rabbit, son nouveau fiston qui a une chaîne en guise de cordon ombilical, est de corvée ménage pour récurer le sang dans la pièce de jeu de pôpa Bob et termine toujours l’assiette de son tortionnaire. Pas le choix : c’est son seul apport en protéines… Quand on est père, on partage des activités avec ses gosses : jouer au base-ball ou acheter des poupées, par exemple. Mais pas Bob. La seule chose qu’il frappe, c’est Rabbit. Et les poupées qu’il ramène sont complètement paniquées et vivantes. Mais pas pour longtemps… Quand on est père, on appréhende l’adolescence de son rejeton. Mais pas Bob : l’ardoise psychologique est enfin leur premier vrai point commun, et Rabbit a désormais l’étoffe d’un sociopathe en puissance ! Maintenant, Bob peut vraiment le craindre…

 

6. Ghost graduation de Javier Ruiz Caldera (Espagne)

Sujet : Modesto a un gros problème dans sa vie, et on ne parle même pas de son prénom ringard : il voit les morts ! Un sixième sens qui lui bousille tout simplement son quotidien de prof. Déjà viré de sept écoles différentes pour avoir trop bavardé avec des chaises volantes, Modesto débarque dans un nouvel établissement qui s’avère être - une fois de plus - crapuleusement hanté. Qu’à cela ne tienne : cette fois, Momo est bien décidé à faire la nique aux ectoplasmes ! Ceux-ci, coincés dans les limbes d’un Breakfast Club éternel, sont les victimes de l’incendie du bal de promo 86 et passent leur temps à foutre les jetons aux autres élèves. Et s’ils n’ont pas encore vu la lumière au bout du tunnel, ce n’est pas parce que la crise espagnole a réduit le budget électricité d’outre-tombe, mais parce que nos spectres en pattes d’eph’ n’ont pas encore passé leur bac ! Et vu leur état complètement figé depuis l’accident - l’un est constamment bourré tandis qu’une autre attend de perdre les eaux depuis 30 ans -, l’épreuve risque d’être sacrément corsée…

 

7. Ghost sweepers de Shin Jung-Won (Corée)

Sujet : Journaliste en disgrâce, Chan-young est obligée de faire profil bas en s’occupant des faits divers locaux. D’ailleurs, sa rédaction ne trouve rien de mieux que de l’envoyer en province assister à une sorte d’amicale de chamanes en goguette au village d’Uljinri. Paraîtrait qu’il y a des choses étranges qui s’y passent, de quoi vaguement pondre un papier à la sauce Fatima de Lourdes… Pourtant, Chan-young va vite se rendre compte que le patelin est à mille lieues des croyances inoffensives qu’on alimente pour vendre des porte-clés aux touristes : Uljinri est véritablement sous la coupe d’une infâme malédiction depuis des décennies, un gage de longévité qui en a fait ZE place to be pour les démons et autres saloperies éthérées ! Et l’amicale des chamanes que Chan-young rejoint n’est autre que la mission de la dernière chance afin de sauver le village : la Dream Team des exorcistes coréens qui débarque en force avec soutane et eau bénite dans le but de rembarrer les affreux démons dans leur rôtissoire satanique. Nos héros ont chacun leur spécialité, un peu comme l’Agence Tous Risques, mais l’ennemi cette fois n’a rien de Casper le gentil fantôme et la légende veut même qu’il se serait pissé de rire sur le suaire en voyant la version uncut de L’Exorciste. C’est dire si le bestiau est coriace…

 

8. Hellbenders 3D de J.T. Petty (Etats-Unis)

Sujet : On savait depuis belle lurette que le Vatican avait pas mal de squelettes dans le placard, mais là c’est du gros dossier… Derrière les froufrous de la sacristie et le lustre papal se cache un ordre particulier, du genre qui fait tache sur le CV de ces prosélytes du pardon et de la sainte hostie : ce sont les défroqués de la paroisse de Brooklyn, de véritables mercenaires du Christ qu’on bigophone en dernier recours pour les exorcismes incurables. En kamikazes de la Sainte-Trinité, ils se doivent de suivre un entraînement strict, exclusivement basé sur les sept péchés capitaux : bitures infâmes, blasphèmes à heure régulière, orgies sexuelles, vols en tout genre et défonce permanente. Le but ? Être certain d’avoir son ticket pour l’Enfer afin de rapatrier la clique de démons qui traînent dans les rues. Mais, cette fois, ils ont intérêt à enchaîner les péchés les plus graveleux et immoraux, car il y a un nouveau venu qui vient d’annoncer son arrivée avec les trompettes de l’Apocalypse…

 

9. Human race de Paul Hough (Etats-Unis)

Sujet : Ils sont 80 dans les starting-blocks… 80 malchanceux qui n’ont rien demandé et qui n’ont même pas été triés sur le volet pour une course équitable : des jeunes, des vieux, des estropiés, des Kinder Surprise sur le point d’accoucher ; et pourtant ils sont tous logés à la même enseigne : courir afin d’avoir la vie sauve. Les règles sont simples et assez définitives : suivez les flèches ou vous mourrez, restez sur le chemin ou vous mourrez, faites-vous dépasser deux fois sur le parcours et vous mourrez. Avec des consignes pareilles, on ne se pose pas de question et on court comme un dératé en se disant que l’annulation du marathon de New-York n’était pas si grave que ça. Mais quand les têtes de quelques étourdis qui ont piétiné le gazon se mettent à exploser autour de vous, avec cette satanée voix intérieure qui décompte les survivants, ça vous nique méchamment la concentration. Et lorsque vous découvrez, après quelques tours de Babel au pas de course, que vous êtes dans un marche ou crève au purgatoire, fini de chier dans le ventilo humaniste : un pour tous, chacun pour soi !

 

10. Key of life de Kenji Uchida (Japon)

Sujet : Acteur à la ramasse, il a une boîte aux lettres qui dégueule de mises en demeure et une formidable propension à rater tout ce qu’il entreprend, à l’instar de sa pathétique tentative de suicide. Mais lorsqu’un inconnu se mange le carrelage des bains publics, il saute sur l’occasion pour échanger leurs identités ! Et, pour une fois, ça ne rate pas puisque l’inconnu en question se réveille aux urgences avec une amnésie totale. Les seuls indices sont ses papiers retrouvés dans son soi-disant casier : il s’appellerait Sakurai, serait un acteur à la ramasse et aurait une boîte aux lettres qui dégueulerait de factures impayées… Pendant ce temps, l’usurpateur qui répond désormais au nom de Kondo découvre sa nouvelle vie avec la bave aux lèvres. Appartement maousse ? Check. Pognon à tire-larigot ? Check. Grosse berline modèle t’as-vu-comment-je-me-la-pète ? Check. Reste une inconnue : le métier du bonhomme. Mais ça, notre petit malin va vite le découvrir quand des yakuzas vont le contacter, désireux qu’ils sont de traiter avec le plus impitoyable tueur à gages du pays…

 

11. Kiss of the damned de Xan Cassavetes (Etats-Unis)

Sujet : Même si c’est un engagement à très long terme, Paolo n’a pas pu résister aux charmes de Djuna, superbe vampire qui n’a pas changé de garde-robe depuis l’époque victorienne ! Il a même sacrifié son humanité afin de frémir éternellement sous la couette avec cette blonde incandescente. En plus, c’est une prédatrice civilisée - ne suçant que des animaux morts pour le goûter -, bourgeoise - elle crèche dans un manoir avec d’autres vampires de la haute - et toujours partante pour une grasse matinée entre deux galipettes arrosées d’hémoglobine ! Mais cette dolce vita peu ensoleillée va partir en sucette avec l’arrivée de Mimi, sœur cadette et légèrement turbulente de Djuna. Supposée être en cure pour se débarrasser de cette vilaine habitude qu’elle a de vider le moindre humain comme un berlingot de Minute Maid, Mimi décide pourtant de poser ses valoches chez la frangine. Bien décidée à s’offrir une grosse orgie de sexe et de sang avant de rentrer dans les ordres, elle se fait la plus belle pour aller danser : paraîtrait qu’il y a des boîtes pleines de casse-croûtes se trémoussant sur de la musique dans le patelin…

 

12. Stitches de Conor McMahon (Irlande)

Sujet : Houlala, mais c’est l’amicale des traumatisés du terrible clown de Ça qui va être contente, il y a un nouveau membre ! Son petit nom c’est Tommy, et il a à son palmarès un clown légèrement énucléé et vachement mort pour son dixième anniversaire. Sale souvenir quand même, hein ? Surtout quand on a fini de souffler les bougies avec 3 litres de sang sur la gueule et un globe oculaire à la place du marshmallow sur sa fourchette. Mais bon, c’est la vie, non ? Quelques années plus tard, le gaillard a ses trois poils au menton et un furieux garde-à-vous matinal. Autant dire qu’il est à point pour une beuverie bunga bunga chez lui avec ses copains, d’autant plus que maman est partie en voyage d’affaires ! Mais il y a juste une animation qu’il n’avait pas prévue : son pire cauchemar en stand-up, le fameux clown qui n’avait pas fini son sketch parce que des put… de gamins l’ont… jusqu’à ce que mort s’ensuive. Chaud patate pour une revanche à l’arme blanche, le zentil-môssieur-au-nez-rouge s’invite à la fête. Mais les salopiauds ont tellement poussé qu’il ne sait même plus quelle tête décapiter en premier !

 

13. Upside Down de Juan Diego Solanas (Canada)

Sujet : Imaginez une belle grosse paire de boules galactiques, un duo de planètes reliées entre elles par une tour géante appelée la Transworld et deux champs gravitationnels opposés : ceux d’en haut pompent sans vergogne les ressources de ceux d’en bas, et ces deux mondes s’ignorent superbement : le plafond des uns n’est que le plancher des autres. Mais quoi de plus normal, finalement ? Vous imaginez Albert Frère s’empiffrer de moules aux Armes de Bruxelles avec miss S.D.F. ? Pourtant, Adam et Eden s’aiment depuis qu’ils sont gamins, malgré tout ce qui les oppose (un monde de différence, on peut le dire). Et le jeune charbonneux en guenilles est prêt à tout afin de retrouver sa belle blonde, quitte à transgresser toutes les règles. Mais en défiant le bouclier gravitationnel, Adam a tout intérêt à trouver une astuce : avec sa gravité inversée, on risque vite de le confondre avec un pervers sexuel proposant des 69 à toutes les bourgeoises qu’il croise… Mais comme nous le rappelle la prêtresse Tina Arena, aimer jusqu’à l’impossible, c’est possible. Alors, hauts les cœurs !

 

13 films en compétition et 6 films en provenance des Etats-Unis !

Les films les plus attendus : Upside Down, Stitches, Between, Ghost graduation et Ghost sweepers ainsi que Chained.

 

A venir, la Compétition 7ème parallèle ...

 

A bientôt

Olivier H.

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