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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Article sur le court-métrage CLOSING NIGHT de Matthieu Moerlen suivi d'un entretien

Publié par lecinemadolivierh sur 13 Juillet 2022, 12:54pm

Catégories : #Closing Night, #Matthieu Moerlen, #Mr Jadis Production, #Florie Auclerc, #Lionel Laget, #Jean-François Balmer, #Romain Minart, #Interview, #Vivien Deleuze, #court-métrage

Article sur le court-métrage CLOSING NIGHT de Matthieu Moerlen suivi d'un entretien

CLOSING NIGHT de Matthieu Moerlen (France)

2020 – 14 minutes 40 secondes – comédie

Avec Florie Auclerc, Matthieu Moerlen, Lionel Laget, Jean-François Balmer, Romain Minart …

Mr Jadis Production

 

Synopsis : Arben, médecin, est de garde pour une représentation théâtrale. Il est en retard. Arrivé in extremis au théâtre, il doit calmer les angoisses de la comédienne vedette. Prise de panique, elle refuse de monter sur scène.

 

Closing Night n’est pas le premier ou le second court-métrage du réalisateur prolifique français Matthieu Moerlen. Il y a eu entre autres Les Anciens l’appelaient Chaos (2015), puis Aux Chiottes (2017) deux courts-métrages balisant un peu le secteur cinématographique du réalisateur dans un genre décalé et absurde.

Closing Night est remplit d'une galerie de personnages à forts caractères, à commencer par l’ex-femme, la psychologue, les portiers, l’actrice de théâtre… Closing Night est le carrefour de ces rencontres avec le médecin (Matthieu Moerlen) à qui il lui arrive des péripéties, pour ne pas dire des tuiles. Il lui arrive emmerdes sur emmerdes, mais cela ne l'empêche pas de bien faire son métier de médecin auprès de l'actrice de théâtre angoissée (Merveilleuse Florie Auclerc) qui a perdu son texte. Rien ne vaut un bon coup de pied au cul, ou bien ...

La scène avec les deux portiers (Romain Minart et l’excellent Lionel Laget) est un petit bijou de drôlerie.

La photographie du chef opérateur Vivien Deleuze est magnifique. Que ce soit les scènes tournées de nuit dans les rues de Paris avec un travail impressionnant sur la lumière, ou bien les scènes se déroulant dans le théâtre. L’esthétique est bien travaillée. La musique au piano met en valeur les images.

Le film interroge sur le monde du spectacle avec ces comédiens qui doivent assurés leurs prestations avec leurs doutes, leurs faiblesses. En gros, c'est quoi une vedette ? Qu'est-ce qui se cache derrière les apparences ? Le réalisateur Matthieu Moerlen joue sur le décalage créé entre ce médecin et cette actrice de théâtre. L'un est plus cartésien que l'autre. Le premier est dans le vrai, dans l’humain alors que le second est dans le joué, l'apparence.

Closing Night est un court-métrage qui va à cent à l"heure avec ses personnages tous émouvants et très bien interprétés.  Je trouve que c’est le plus abouti des courts-métrages de Matthieu Moerlen. Tout est soigné et pris en considération (La mise en scène, la direction d'acteurs, la photographie, la musique).

Et surtout vous apprendrez pourquoi il y a toujours la même odeur dans toutes les pharmacies.

 

« Je suis également fasciné par la transformation d’un être anodin en vedette. Cette sacralisation est un terrain très fertile et amusant à mettre en scène. Tout comme le décalage entre deux métiers tels que médecin et comédien. Il y a évidemment un côté satirique, dans l’aspect très cartésien et médical du médecin et à travers le profil d’actrice ultra-sensible dessiné dans le film.», Matthieu Moerlen.

 

Closing Night est présenté en festivals (Sélection Officielle au Crystal Palace Film Festival 2022 à Londres, Sélection Officielle au Bucharest Short Film Festival 2022, ainsi que d'autres sélections en cours).

 

 

Rencontre avec le réalisateur Matthieu Moerlen :

Bonjour Matthieu, peux-tu te présenter brièvement à nos lecteurs ?

Je suis franco-suisse et j’habite à Paris depuis une quinzaine d’années. J’ai une formation d’acteur. J’ai fait l’école Claude Matthieu, c’est une école de théâtre classique où on étudie des textes raciniens et qui prépare au Conservatoire National. J’ai créé ma boîte de production en 2015 et j’ai réalisé depuis une vingtaine de courts-métrages, plus des web séries et je travaille sur des projets de longs.  Je commence aussi à produire d’autres réalisateurs. Je produis un court-métrage avec un joli budget fin août pour une jeune réalisatrice américaine qui vient tourner son film en Normandie. Il y a Dominique Reymond, qui est une magnifique actrice et qui est d’ailleurs d’origine suisse.

 

Comment as-tu développé l’écriture du scénario de ton court-métrage Closing Night qui est issue d’une brève rencontre lors d’un vol dans un avion ?

Je venais de réaliser un documentaire au Kosovo, je rentrais en avion et il y avait un médecin à côté de moi qui m’a un peu raconté des anecdotes. Il m’a raconté cette anecdote d’actrice un peu connue qui fait une crise d’angoisse et qui veut absolument un suppositoire. Je trouvais que c’était très drôle et je l’ai écrit sur mes notes. À cette période, je regardais beaucoup de comédies italiennes des années 70, je suis très cinéphile mais j’avais un manque sur certaines comédies des débuts de Vittorio Gassman, de Marcello Mastroianni, je les avais découverts plus tard, avec les films de Ferreri pour Mastroianni par exemple. J’avais un peu raté cette période italienne des années 60-70. Il y a souvent des galeries de personnages, dépassés, un peu débordés, qui sont dans la merde dans ces films. Pour ma part, souvent une idée peut partir d’une phrase. J’ai écrit un long-métrage, une comédie satirique d’anticipation sur des jumeaux, où tout a commencé à partir d’un nom digne d’un héros de film sur une sonnette. Et je me suis mis à imaginer l’histoire de cette personne.

 

Les deux protagonistes principaux sont de milieux différents, un est médecin et l’autre est acteur de théâtre. Cela créé un univers décalé entre les deux personnages. C’est un aspect récurrent dans ta filmographie.

Je ne fais pas exprès. J’adore écrire, et parfois je me dis que je vais écrire un truc normal, très carré, mais finalement je me retrouve là-dedans. Je viens de terminer de réaliser deux courts-métrages, dont un où je voulais vraiment m’atteler au réel et ne pas aller dans le burlesque. J’engage des acteurs qui sont bons dans la comédie, je commence à tourner avec Bernard Blancan, on commence la première scène et il vient vers moi et il me dit, « on est d’accord Matthieu, on est dans Tati, on est dans le burlesque, c’est magnifique, c’est poétique. » C’est comme ça.

 

Quels sont tes futurs projets cinématographiques autres de ceux dont tu as parlé ?

Je suis à la recherche de producteurs et de distributeurs qui veulent m’aider à porter mes projets de longs. J’ai donc deux courts-métrages terminés, des courts en pré productio. Si je ne trouve pas les financements, je vais peut-être monter un long à partir de plusieurs courts-métrages. J’ai deux scénarios qui s’y prêtent bien avec des sauts dans le temps. Il y a une espèce de thriller bizarre sur le double et aussi un sur le personnage de vedette, la perception de la célébrité. Et une histoire fantastique sur des jumeaux qui commence en comédie puis qui vire lentement vers un truc cauchemardesque. J’ai aussi des projets de pilotes de séries.

 

Pour terminer et tu en as déjà cité quelques un dans l’interview, quels seraient tes trois réalisateurs préférés?

Je dirai Blier, Kubrick, il y a beaucoup de réalisateurs que j’adore. C’est difficile. J’essaie de trouver un réalisateur qui a fait beaucoup de films que j’aime. Je dirais Sidney Lumet. Y a aussi des gens plus jeunes dont je suis fan comme Quentin Dupieux, Gaspar Noé, Michel Gondry. J’adore aussi les trois films de Jonathan Glazer.

Mad Oliver

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F
La romance amoureuse consiste à connaître une personne et à lui faire confiance. L'amour est réciproque, après tout.
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