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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


VENUS d'Andrew McGee

Publié par lecinemadolivierh sur 20 Juin 2021, 14:48pm

Catégories : #Venus, #Andre McGee, #Cyberpunk, #Margaret Clunie, #Miguel Carmenes, #Philip K. Dick, #Tara Shehata

VENUS d'Andrew McGee

VENUS d’Andrew McGee

Science-fiction d’anticipation / cyberpunk – 14 minutes et dix secondes

Avec Margaret Clunie, Phoebe French, Abigail Moore, Claire Marlein, LeeWhite

Produit par Claudia Kaleta

 

Synopsis : Une mère en deuil télécharge illégalement la conscience de sa fille décédée, Iris, dans un corps synthétique volé. Arrachée de son monde numérique et idyllique, Iris se retrouve en cavale dans le monde réel, dans une ville oppressante. Iris va petit à petit prendre connaissance de son corps, ainsi que la sombre vérité des actions de sa mère.

 

Venus est un « proof of concept » visant à trouver le financement nécessaire pour la réalisation en long-métrage.  Ce n’est pas une bande annonce, mais bien un court-métrage de science-fiction d’anticipation racontant une histoire et où les deux scénaristes Tara Shehata et Andrew McGee plongent le spectateur dans l’univers sombre et pluvieux, propre au genre cyberpunk, à l’instar de Blade Runner de Ridley Scott, une des grandes références du genre. Venus a de multiples références cinématographiques, comme par exemple Ex-Machina d’Alex Garland, dont la troublante ressemblance de la Dollée Cyntech dans Venus avec l’androïde Ava dans Ex-Machina. Il y a aussi du Ghost in the Shell … Les références sont bien digérées. Le film a sa propre identité qui en est le thème principal. Faire une copie de la conscience d’un être humain et la restaurer dans un corps robotique doté d’une intelligence artificielle. Un corps qui a besoin de se recharger de temps en temps via une connexion. Ce corps est-il un robot froid avec une copie de conscience ou bien a-t-il quelque chose de plus humain, comme de l’émotion ou encore des sentiments ? Comment garder son identité dans ce genre de translation ? (On n’est pas loin également des œuvres de Philip K. Dick comme Le Dieu venu du Centaure).

En dehors de cette prise de conscience d’identité, Venus pose également le questionnement de l’éternité en translatant une conscience, une âme, dans un nouveau corps tout frais. On peut indéfiniment plonger une conscience dans un corps puis dans un autre … Il n’y aurait plus vraiment de deuil. Nous serions tous devenu une sorte de dieu. Il est aussi question du pouvoir des multinationales, thème récurrent dans le genre cyberpunk où les classes sociales sont bien distinctes. Il y a aussi ce passage sur le questionnement de la sexualité et su sexisme. Bref, il a une fourmilière d’idées à développer dans ce concept.

Et impossible de parler du genre cyberpunk sans parler de la photographie. Miguel Carmenes, le directeur de la photographie a opté deux photos différentes. Une distillant des images sombres sous une pluie battante pour le monde réel, tandis que le monde virtuel a des images féeriques sous un beau soleil et dans lequel la conscience d’Iris se retrouve enfermée en attente d’un corps disponible à l’instar d’une âme en attente d’un retour sur Terre. Dans ce monde d’attente, il y a de superbes images macroscopiques (La coccinelle), de jolies teintes violettes (les fleurs). Tout est fait pour que le spectateur ne soit pas perdu entre ces deux mondes et cela fonctionne à merveille.

 

En résumé, Venus est d’une qualité assez bonne avec une photographie très belle ainsi que des effets visuels pas mal pour ce genre de budget réduit. On sent qu’il y en a sous la pédale. Mais l’exercice de transformer un court-métrage en long est parsemé d’obstacles. Bien sûr, il y a le financement, mais aussi le fait qu’il ne faudrait pas étirer les scènes du court sans y ajouter de l’émotion, du développement des personnages. Il faut y ajouter de la matière … Alors, êtes-vous prêt pour une version longue ? Ma curiosité me dit oui …

 

Olivier H.

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