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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2021 : compte rendu de la première semaine online

Publié par lecinemadolivierh sur 11 Avril 2021, 15:13pm

Catégories : #BIFFF 2021, #The Shift, #Anything for Jackson, #Host, #Hotel Poseidon, #S.A.D. The Movie, #Fais pas chier, #The Jerry Show, #They're Here, #Who's that at the end of bus?, #Numerus Duo, #T'es morte Hélène, #Sprotch, #Coeur d'or

BIFFF 2021 : compte rendu de la première semaine online

Cette année le Brussels International Fantastique Film Festival ne sera pas annulé comme l’année dernière, mais sera online (Le BIFFF s’invite donc chez vous et vous livre même les Trolls nécessaires …)

 

Film d’ouverture : THE SHIFT de Alessandro Tonda (Belgique / Italie)

Me voilà bien installé dans mon fauteuil avec une Troll dans chaque main, prêt à regarder ce film sur l’une des touches les plus utilisées d’un clavier informatique …

What ? Mais ça ne parle pas d’informatique bordel !

The Shift est un film réalisé en Belgique, d’après des amis belges ce serait en parti tourné sur Liège, qui traite le sujet d’attentats terroristes. La scène d’ouverture qui se passe dans une école est assez violente et ouvre le bal. Dommage que l’intensité chute, mais bon, après un début si dynamique, difficile de faire mieux hein ? Le film se passe quasiment en huis clos dans une ambulance, excepté les scènes où l’on voit l’enquête de la police avancée.  Un exercice casse gueule, surtout pour un premier long-métrage. Mais Alessandro Tonda s’en sort assez bien avec à l’appui une caméra dynamique et des acteurs assez bons, à commencer par les deux ambulanciers Clotilde Hesme et Adamo Dionisi. Certes, il est parfois difficile de comprendre tous les mots du dernier avec un fort accent italien, mais cela donne également du charme. Clotilde Hesme est tout en justesse dans son rôle apportant de l’émotion à son personnage. Jan Hammenecker (Les Petites Mains) interprète le chef de l’opération de la police. Un rôle tout en maitrise et froideur sans sentiment dévoilé.

The Shift est un bon film d’ouverture de festival. Le film est présenté en hors compétition.

Produit par Tarantula Belgique et Notorious Pictures.

 

 

Pas vu, pas pris au Festival de Gérardmer, également en online cette année, mon second visionnage est ANYTHING FOR JACKSON de Justin G. Dyck.

Pareil, je m’attendais à un film sur Michael dévoilant toutes les parts d’ombres laissées après son décès, mais que nini ! Anything for Jackson est un film canadien sur le deuil que des grands-parents n’arrivent pas à faire, qui n’acceptent pas d’avoir perdu leur fille et par-dessus tout leur petit enfant Jackson. Ils sont tombés dans le culte satanique pour but de faire revenir leur petit fils dans le monde des vivants, mais à quel prix ? Et si c’était Michael qui revenait de l’au-delà ?

Anything for Jackson est un film assez réussi à commencer par les deux acteurs charismatiques dans le rôle des grands-parents Julian Richings (The Witch) et Sheila Mc Carthy (Umbrella Academy & Antiviral), que vous aurez peut-être déjà vu ensemble dans la série Orphan Black. Leurs mines sont celles de grands-parents à qui on donnerait tout, à commencer notre confiance totale. Mais, il ne faut pas se fier aux apparences hein ? De la part du réalisateur Justin G. Dyck qui principalement n’avait tourné jusqu’ici uniquement des téléfilms sur Noël, Anything for Jackson est une grande surprise ! (Surtout, qu’il remet le couvert avec ses téléfilms sur Noël après). Okay, le film a ses moments un peu longs, voir trop imagés avec par exemple ce type rouquin écoutant du Black Metal (Musique des satanistes pour faire simple et direct) et qui envoie chier sa mère. Mais, le film a des scènes bien flippantes avec tous ses ectoplasmes dans la demeure et le tout saupoudré d’un humour un peu grinçant à la British.

Un bon divertissement, très bien interprété. Le film est présenté en hors compétition.

Production : Vortex Productions.

 

 

Ma troisième mise en pouce est également un rattrapage d’un film en compétition au Festival de Gérardmer : HOST de Rob Sauvage (Royaume-Uni). J’avais un pressentiment plutôt négatif sur le genre du film, qui est filmé entièrement pendant le confinement sur l’application Zoom, que maintenant tout le monde connait, même les esprits frappeurs ! Le hic, c’est que ça coupe au bout d’une demi-heure … Dès le début, je n’accroche pas avec les protagonistes du film… dur de ne pas passer à côté du film et de le voir défiler tel un train lent qui ne s’arrête jamais. Et pourtant Host ne fait qu’une heure et cinq minutes ! Disons qu’il fait une heure de trop ! Un vrai calvaire ce visionnage pour ma part. Les effets sont pourtant impressionnants, mais je n’adhère pas à cette séance de spiritisme à la sauce périmée Blair Witch … et les actrices sont bofs (en roue libre ?). Le film est en compétition au European Melies.

 

 

Quatrième et dernier long-métrage de la semaine (ben oui, je bosse moi) : HOTEL POSEIDON de Stef Lernous et second film belge que je visionne. Voici le pitch plutôt alléchant du BIFFF « Semblable à une suite de tableaux cauchemardesques dignes de Bosch, ce chef d’œuvre de surréalisme glauque est probablement ce que Delvaux aurait pu faire s’il avait réalisé SHINING sous ecstasy. » On ne peut pas passer à côté d’un tel pitch non mais ! Le rythme assez (très) lent du début du film ne changera pas ce qui feront les une heure et trente minutes assez longues, même s’il y a des choses intéressantes dans cette histoire qui est une sorte de purgatoire où on suit le propriétaire d’un hôtel délabré. Dur de ressentir de l’empathie pour le personnage principal qui est dépourvu de toutes émotions. C’est un pari risqué de la part du réalisateur de montrer son protagoniste principal plat d’émotion. Les images sont poisseuses avec un vert des champs cramés par le soleil. Malheureusement, j’ai commencé à décrocher au bout d’une heure sous un trip d’ecstasy (Le Bifff ne s’y est pas trompé pour ce qui est de l’ecstasy hein ?). La fin est également pressentie. Le film est en compétition au White Raven.

 

 

 

Avant de terminer ce compte rendu hebdomadaire, voyons voir ce qu’il y a côté fenêtre sur courts …

S.A.D. The Movie de Guilherme Gehr (Italie) est une belle surprise toute en animation. Une petite pépite animée sur l’imaginaire et les rêves d’enfants. Neuf minutes où les dialogues sont remplacés par une musique omniprésente et le résultat est plutôt assez bon. On se laisse entraîner dans le trip de l’enfant qui se croit astronaute. C’est beau et triste à la fois. Magnifique. Mon coup de cœur de cette semaine. Le film est en compétition au European Short Films.

 

They’re here de Sid Zanforlin (Canada). Une petite fille va tout faire pour sortir l’Alien qui a pris possession du corps de sa grand-mère chérie, mais Dady va l’empêcher de l’étrangler puis de la pendre … Un peu respect pour les aïeux tout de même ! Un bon petit moment décalé et délirant … Le film est en compétition au International Short Films.

 

Penchons-nous maintenant sur la carte blanche de « Courts Mais Trash » du festival éponyme qui propose des courts-métrages très courts et très trash aussi !

Fais Pas Chier de Patrick Fortin (Canada) est un What the Fuck ! On suit le pétage de plombs d’une nana qui ne supporte plus la vue dégueulasse des gars sur elle. Un gus va s’y méprendre et il en aura pour ses frais. Un film dans la lignée d’un Bad Taste avec ses scènes bien gores et du sang qui gicle à gogo. Ajoutez les petits bruitages bien dégueux qui vont bien et vous avez une bonne soupe ! A table et bon appétit ! Un film marquant au stylo indélébile.

 

The Jerry Show de Stephen Stull (Etats-Unis). Encore un WTF avec un Adolf Hitler qui se prend pour le nombril du monde ! Un pur délire un peu crados. Il y en a qui ne prenne pas que de l’ecstasy …

 

Who’s that at the end of bus? de Philip Hardy (Royaume-Uni). Une petite ballade dans un bus de nuit … une mamie va y faire d’étranges rencontres … Bizarre

 

Numerus Duo de Nick Fiorella (Etats-Unis). Une Christel dans un couvent … Vous voyez le jeu de mots ? Un hommage à The Exorcist ou bien serait-ce un hommage à The Exorshit ? La scène dans les toilettes est cultissime ! Bonne diarrhée !

 

 

 

 

Et voici d’autres courts-métrages déjà vus par ailleurs qu’il ne faut pas manquer :

T’es Morte Hélène de Michiel Blanchart (Grand prix au Festival de Gérardmer), jubilatoire avec une certaine dose d’humour noir et vachement bien foutu !  

Sprotch de Xavier Seron (L’Ours Noir), encore de l’humour noir très bien écrit et avec des interprètes au top !

Cœur d’Or de Simon Filliot, magnifique animation où une mère est prête à tout pour que son enfant ne manque de rien.

Ces trois courts-métrages sont vraiment des pépites de chocolat à s’en goinfrer jusqu’à se péter le bide !

Olivier H. (Je remercie Jonathan Lenaerts)

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