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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Courts-métrages de fiction et d'animation nominés au Cesar 2020

Publié par lecinemadolivierh sur 7 Mars 2021, 16:37pm

Catégories : #courtsmétrages, #cesar2020, #SofiaAlaoui, #LoïcBarché, #JoszaAnjembe, #MarieLeFloc’h, #MathildeProfit, #AgnèsPatron, #PaulCabon, #JulienBisaro, #ElsaDuhamel, #Quimportesilesbetesmeurent, #lodysséedechoum, #jeseraiparmilesamandiers, #FranceTv

Les courts-métrages de fiction et d’animation nominés au Cesar 2021 :

 

L’AVENTURE ATOMIQUE de Loïc Barché avec Swann Arlaud, Olivier Rabourdin, Phénix Brossard, Matthieu Lucci

Durée : 26 minutes et 19 secondes

Production : Punchline Cinéma

Pitch : Algérie, 1961. Alors que la France vient de faire exploser sa quatrième bombe atomique, un groupe de sept soldats est envoyé́ jusqu'au point d'impact afin d'y effectuer des prélèvements et des mesures de la radioactivité́. Mais plus ils avancent, plus le capitaine, un vétéran de guerre d'une cinquantaine d'années, se voit confronté aux paradoxes d'un monde qui change, obsédé́ par le progrès.

 

Le décor naturel de L’Aventure atomique est magnifique (un désert). La photographie est jolie.

Des soldats suivent un nuage radioactif (un peu surréaliste) qui fait suite à l’explosion d’une bombe atomique quelque part en Algérie. Ce contexte historique, La France a réalisé des essais de plusieurs bombes atomiques entre 1960 et 1966 dans le désert Algérien, n’empêche pas le film de mettre un pied dans le genre fantastique. La chute finale prête à diverses interprétations quand-t’à la potentielle dangerosité du nuage radioactif. Les acteurs sont plutôt bons, mais le film est un peu trop contemplatif à mon goût (le film tire en longueur et j’ai du mal à avoir de l’empathie envers les personnages …). Je n’ai pas été embarqué dans l’aventure et je suis resté sur le quai …

L’Aventure atomique a un beau parcours dans les festivals avec des sélections par exemple au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand ainsi qu’au prestigieux Festival de Sitges.

 

 

BALTRINGUE de Josza Anjembe avec Alassane Diong, Yoann Zimmer, Emile Fofana, Nacima Bekhtaoui

Durée : 20 minutes et 56 secondes

Production : Yukunkun Poductions

Pitch : À quelques jours de sa sortie de prison, Issa, vingt ans, fait la rencontre d’un nouveau détenu, Gaëtan.

 

Baltringue, comme son nom l’indique est un film sur l’homosexualité. En plus de l’enfermement physique (le film se déroule dans une prison), il y a aussi l’enfermement mental d’Issa qui est homosexuel. Une double peine, une judiciaire et une autre humaine. Cacher à tout prix son penchant sexuel. La caméra est au plus près des protagonistes, visages cadrés très serrés. Nous sommes dans l’intimité du personnage. L’interprétation de l’acteur Josza Anjembe est juste. La scène finale du film est poignante et dure. Baltringue figure dans mon top 3 des cinq courts-métrages nominés.

 

 

JE SERAI PARMI LES AMANDIERS de Marie Le Floc’h avec Masa Zaher, Jalal Altawil

Durée : 21 minutes et 18 secondes

Productions : Films Grand Huit / Hélicotronc

Pitch : Demain, Maysan a un rendez-vous administratif important pour sa famille. Mais Iyad, son mari, a une question qu’elle n’est pas prête à entendre.

 

Voici mon Poulidor, mon poulain des nominés. Je serai parmi les amandiers est un film dramatique à deux points de vue. Celui de la crise des migrants, ici une famille Syrienne, qui essaient d’obtenir des papiers, ainsi que celui d’une séparation d’un couple. Lequel est le plus important ? Les papiers ou bien la famille ? Le tout est magistralement interprété par les deux acteurs Masa Zaher et Jalal Altawil. Le film est touchant, poignant et intimiste. Un très beau film social.

Je serai parmi les amandiers a été sélectionné au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand ainsi qu’au Festival de Palm Springs.

 

 

QU’IMPORTE SI LES BETES MEURENT de Sofia Alaoui avec Fouad Oughaou, Saïd Oughaou, Oumaïma Oughaou et Saïd Ouabi.

Durée : 23 minutes et 32 secondes

Productions : Envie de Tempête Productions / Jiango Films

Pitch : Dans les hautes montagnes de l’Atlas, Abdellah, un jeune berger et son père, sont bloqués par la neige dans leur bergerie. Leurs bêtes dépérissant, Abdellah doit s’approvisionner en nourriture dans un village commerçant à plus d’un jour de marche. Avec son mulet, il arrive au village et découvre que celui-ci est déserté à cause d’un curieux événement qui a bouleversé tous les croyants.

 

Magnifique film où le Festival de Sundance ne s’est pas trompé ! Les décors (Les montagnes de l’Atlas Marocain) sont splendides. L’acteur Fouad Oughaou porte très bien le film sur ses épaules. Et que dire de Saïd Ouabi qui n’est même pas acteur ! Et ben, il pourrait postuler ! Les deux acteurs sont empathiques. L’un plus fermé que l’autre. Chacun sa tasse de thé vert ! Le film mélange les genres, de l’aventure humaine (et religieuse), au paysage de western, à de la pré-apocalypse ainsi qu’au fantastique. Le tout très bien digéré. La réalisatrice Sofia Alaoui interroge sur la foi religieuse sans bousculer les convictions (un peu quand même). Qu’importe si les bêtes meurent est un très beau film poétique, méditatif et puissant, l’une de ses forces ! C’est évidemment mon coup de cœur des nominés et j’ai envie d’une grosse tempête cinématographique vendredi 12 mars (Date de la Cérémonie des Cesar).

Qu’importe si les bêtes meurent est une bête de festivals. Son grand prix à Sundance 2020 l’a sûrement aidé. Il a été sélectionné au prestigieux NIFFF, ainsi qu’à Palm Springs et au Festival du court-métrage de Clermont-Ferrand. Il est également en liste aux Oscar 2020 …

 

 

UN ADIEU de Mathilde Profit avec Luna Carpiaux, Satya Dusaugey, Marc-Henri Parmeggiani

Durée : 24 minutes et 22 secondes

Production : Apaches Films

Pitch : Une voiture longe les côtes françaises. À l’intérieur, un père emmène sa fille à Paris commencer sa vie étudiante, une nouvelle vie dans une ville inconnue, loin de son enfance et loin de lui. Ce voyage en tête-à-tête est leur premier et peut-être leur dernier. Rien ne semble exceptionnel, et pourtant ils savent tous deux qu’ils vont devoir se dire au revoir.

 

Cette année, les films nominés étaient branchés intimistes, ce qui est le cas dans Un adieu, l’histoire d’une fille, accompagné de son père, arrivant à Paris dans son petit appartement de neuf mètres carrés (Qui n’a pas vécu cela en arrivant à Paris ?). Le dialogue est avare entre le père et sa fille. C’est le commencement d’une nouvelle vie pour la plus jeune, le départ vers son indépendance. Difficile pour un père de lâcher prise sur sa fille et on ressent le poids dans l’estomac. Un adieu est un film intimiste donc, contemplatif qui prend son temps (un peu trop à mon goût).

 

Pour conclure, les cinq courts-métrages nominés sont de bonnes qualités. Arriver à être retenu parmi les cinq finalistes et déjà une sacrée récompense. Notons qu’il y quatre réalisatrices pour cinq films (80% de réalisatrice). Le message de l’année dernière semble être passé …

 

 

En deux mots sur la catégorie courts-métrages d’animation en liste, L’Heure de l’ours d’Agnès Patron, qui il me semble est en liste au Oscar, est une histoire incendiaire, où un jeune garçon a du mal à accepter le nouveau compagnon de sa mère. Les dessins sous forme de traits sont originaux avec un fond noir très présent. Les dessins de La Tête dans les orties de Paul Cabon sont très beaux. On y suit l’aventure de trois adolescents, un peu à la sauce Indiana Jones. Pour être sincère, je n’ai pas tout pigé … faut que je le revois. Et il y a L’Odyssée de Choum de Julien Bisaro qui m’a emporté très haut. Le film est magnifique (les dessins sont dignes d’un Pixar). Une jolie aventure d’un petit « piou-piou » à la recherche de sa maman. C’est mon gros coup de cœur de cette sélection, même si je n’ai pas encore vu Bach-Hông d’Elsa Duhamel (cela ne devrait plus tarder). Et là encore, on retrouve 50% de réalisatrice. Le message a bien été entendu.

 

Tous les courts-métrages sont visionnables sur le site de l'Académie des Cesar (cf lien en haut de l'article).

 

Pour résumé, voici mon vote :

Meilleur court-métrage de fiction : Qu’importe si les bêtes meurent de Sofia Alaoui.

Meilleur court-métrage d’animation : L’Odyssée de Choum de Julien Bisaro.

Olivier H.

Courts-métrages de fiction et d'animation nominés au Cesar 2020
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Lien : https://youtu.be/ySe5ZpZTH2g

Joss trempe dans les plus sales affaires de Bangkok. Entre traffic de drogue et proxenetisme il est possedé par des demons pervers et schizophrenes qui surgissent a chaque instant.

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Réalisé par : Tom Cortez Way
Produit par : Waking Nightmare Movie
Nikita Masojidvova - Niko Tucci - Desi Bogusheva - Lmo Music
à Bangkok
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