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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


SPRÖTCH de Xavier Seron (Belgique)

Publié par lecinemadolivierh sur 2 Janvier 2021, 15:28pm

Catégories : #court-métrage, #Belge attitude, #Trop belge pour moi, #Xavier Seron

SPRÖTCH de Xavier Seron (Belgique)

SPRÖTCH de Xavier Seron (Belgique)

Année: 2020

Durée: 20 minutes et 45 secondes

Genre: comédie noire

Avec Jean Le Peltier (Tom), Martin Verset (Sam), Youri Dirkx (Mika), Baptiste Sornin (Flo), Elikia Bondekwe (Aki) et Chantal Pirotte (La voisine).

Productions : Angie Productions / Hélicotronc

 

Pitch : Flo doit partir à Marrakech pour le travail. Du coup, c’est Tom qui s’occupe de Sam, leur fils de 5 ans. Flo lui a laissé une liste de tâches à accomplir durant son absence. Malgré ça, Tom a oublié le cours de guitare de Sam. Depuis son ryad, Flo l’appelle pour lui reprocher.  Tom déteste être pris en faute. Il embarque Sam. La voiture sort du garage à toute vitesse. SPROTCH. Tom vient d’écraser quelque chose...

 

Sprötch, drôle de nom pour un court-métrage non ?

Il n’y a pas que le nom du film qui est drôle, enfin avec une certaine dose d’humour noir tout de même. On y était déjà habitué avec le réalisateur Belge Xavier Seron qui avait accouché avec son compère Méryl Fortunat-Rossi, du court-métrage L’Ours Noir (Magritte 2016). Il y avait déjà le mot « noir » dans le titre. Puis Xavier a enchainé en solo son premier long-métrage Je me tue à le dire non dénué d’humour noir également.

Et puis dans Sprötch, il n’y a rien de trop. Le moindre détail est là pour préparer le spectateur à certaines scènes. Un petit élément par-ci, par-là qui n’a pas grand intérêt à l’instant « t » et qui le devient un peu plus tard dans l’histoire (Un avion dans le ciel, une porte de garage ainsi que le bruit de l’écrasement d’un oiseau mort par une roue de vélo par exemple, mais shut).

Tout est bien pensé et écrit par Xavier Seron (co scénariste de Kapitalistis de Pablo Munoz Gomez, nominé aux Cesar et Magritte). Ne serait-ce que le prénom Flo donné au protagoniste principal qui ne révèle pas trop son identité au sein du couple. Car oui, dans Sprötch, on parle de parentalité, mais pas que et je n’en dirai pas plus pour garder quelques surprises. Il y a aussi la condition des migrants pour fuir leur pays, de désamour, de la place de la vie professionnelle, de dépression. Sans oublier la chute finale … tragique mais merveilleusement bien trouvée ! Tout est un savoureux mélange bien dosé entre drame social et humour grinçant.

Tout cela avec un ton décalé comme sait bien le faire le réalisateur Belge. Impossible de ne pas rire quand on voit (et quand on entend) Mika (Excellent Youri Dirkx, à la fois drôle et touchant) avec ses mésaventures amoureuses et l’éducation de son fils Aki. C’est hilarant et en même temps, on se sent un peu coupable de rire de ce qui lui arrive. Après tout, il ne nous aide pas trop avec sa démarche, son look ainsi que son accent. Tous les acteurs sont formidables. Jean Le Peltier interprétant un Tom qui garde son sang froid face aux problèmes de Mika. Le duo fonctionne à merveille. Il y a un fossé entre les deux personnages. L’un est plutôt posé, lorsqu’il est bien assit sur les quatre pattes d’une chaise, tandis que le second semble dépassé par les événements. Chaque goutte d’eau faisant déborder le vase. Un vrai dépressif en somme. Les deux enfants sont également merveilleux (Martin Verset dans la scène de sortie de garage)

Le réalisateur se permet également une scène décalée et légère de lavage de voiture succédant à une scène affreuse et un peu gore (Il y en avait déjà pas mal dans L’Ours Noir). Comme si les protagonistes ne réalisaient pas vraiment ce qui vient d’arriver.

Les vingt minutes du film passent à une vitesse folle. L’histoire tellement riche en sujets pourrait tenir sur un long-métrage. Le tout est accompagné de musiques classique et baroque.

La photographie tout en nuance de noir et blanc est parfaite à l’instar de celle de Je me tue à le dire. Un faux semblant de documentaire qui s’y prête bien.

En fait, je me demande ce qui n’est pas parfait dans ce film ? Difficile de savoir …

Sprötch est une pépite et vous l’aurez devinez, c’est mon coup de cœur de cette année. Merci Xavier, merci les producteurs du film de livrer ce genre d’univers cinématographique sociétal, décalé, jubilatoire, jouissif et tellement belge !

Sprötch débute ses sélections en festivals depuis l’automne et fait partit de La Belge Collection Volume 1 contenant quatre courts-métrages belges de Kerbusch-Petrone, Guillaume Senez, Raphaël Balboni et Ann Sirot, ainsi que Xavier Seron.

Info de dernières minutes : Xavier Seron planche sur un nouveau long-métrage intitulé Low Budget. En espérant que Xavier aura tout de même un budget conséquent pour faire ce qu’il a envie de réaliser. Car on sent bien cette envie de partage dans ses films …

Olivier H.

SPRÖTCH de Xavier Seron (Belgique)
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