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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Critique MONEY de Gela Babluani (France)

Publié par lecinemadolivierh sur 24 Septembre 2017, 13:17pm

Catégories : #Money, #Gela Babluani, #Electrick Films, #Les Films de la Strada, #Jerico, #Orange Studio, #Ocean Films, #Fantasia, #George Babluani, #Anouk Grinberg, #Arben Bajraktaraj

Critique MONEY de Gela Babluani (France)

Critique de MONEY de Gela Babluani (France) :

Date de sortie en salles : 27 septembre 2017

Durée : 90 minutes

Genre : thriller dramatique

 

Synopsis : Fatigués de leurs fins de mois difficiles, trois jeunes sans avenir voient l’opportunité de gagner beaucoup d’argent en volant une mallette à un notable du Havre. Sans le savoir, ils viennent de braquer un secrétaire d’État corrompu et de voler l’argent d’une entreprise criminelle. Débute alors, une spirale qui les dépasse complètement.

 

 

Par le réalisateur de 13 Tzameti. Money est le quatrième long-métrage de Gela Babluani.

Money est produit par Alain Attal, Dominique Boutonnat, Hubert Caillard et Gela Babluani.

Sociétés de production : Electrick Films, Les Films de la Strada, Jerico et Orange Studio.

Distributeur France : Océan Films.

Note Rotten Tomatoes : 4,3/5.

 

En festivals :

Money a été présenté au Film Francophone d’Angoulème 2017 (France) ainsi qu’à Fantasia 2017 (Canada).

 

 

Avis : la première séquence de Money, tout en musique (Les dialogues sont un peu dur à comprendre) installe un climat de misère sociale. Danis, Eric et sa sœur Alex ont du mal à finir les fins de mois. Ils vivent dans la précarité, dans un endroit oublié de la société quelque part au Havre, pas loin des docks. Danis semble se rattacher à ce qui reste de sa famille et à son pote Eric, son poteau comme dirait Renaud. Tout va basculer une nuit, pas comme ils l’espéraient, quand ils vont dérober une mallette pleine d’un million d’euros. Le plan aurait pu être presque parfait s’ils ne s’étaient pas attarder sur un détail humain qui va les transformer de bourreaux en victimes, et la victime en bourreau.

 

Sur la forme Money est un polar noir assez sombre. Sur le fond c’est une satire sociale, de la classe ouvrière délaissée, de l’abandon de nos jeunes dans la rue (ou plutôt la jungle urbaine), d’une société qui pousse à l’individualisme du toujours plus (capitalisme). Il est aussi question d’immigration et d’insertion dans la société, des immigrés, ici des Serbes, qui essaient tant bien que mal de refaire une vie ailleurs. De mafia et de corruption ...

 

Côté casting, le jeune acteur George Babluani (13 tzameti de Gela Babluani et Metamorphoses de Christophe Honoré) interprète assez juste Danis, un exilé Serbe qui élève son bébé avec sa mère Anaïs (Magnifique Anouk Grinberg) depuis qu’il est devenu veuf. Il a la gueule et la voix. Il n’est pas difficile d’éprouver de l’empathie envers son personnage. C’est mon coup de cœur avec l’acteur Arben Bajraktaraj dans le rôle du mafieux Goran. On a déjà vu Arben dans deux beaux courts-métrages : On/Off de Thierry Lorenzi ainsi que Lapsus de Karim Ouaret. Dommage que son personnage ne soit pas plus développé. Il a aussi Vincent Rottiers (Nocturama de Bertrand Bonello et Dheepan de Jacques Audiard) dans le rôle d’Eric et Charlotte Van Bervesselès qui campe Alex, la sœur d’Eric. Sans oublier, le maître chanteur campé par Olivier Rabourdin (Eastern Boys de Robin Campillo et Des Homme et des Dieux de Xavier Beauvois) ainsi que Benoît Magimel, un peu méconnaissable au début. Un casting assez bon dans l’ensemble.

La belle musique est signée Jean-Michel Bernard (La Science des Rêves de Michel Gondry).

 

Certes, Money a des défauts. Pour commencer, certains raccords de scènes sont trop brutaux, laissant une impression de mise en scène saccadée, tel un moteur qui va caler. Ensuite, il y a ce scénario alambiqué, certes riche, mais qui part un peu dans tous les sens avec de nombreux personnages secondaires, nourrissant une migraine fatidique. Des personnages trop nombreux et donc pas assez développés. Mais au final, Money laisse un assez bon goût dans la bouche et ses une heure trente passent assez vite. Le film a un rythme assez soutenu. Et au vu la panoplie de personnages, il est assez facile pour le spectateur de s’attacher à au moins un d’entre eux. Pour moi ce sera Danis et sa mère.

 

Note : 7,5/10. Money est un polar qui se regarde bien sous influence du film Fargo des frères Coen. Après Le Serpent aux Mille Coupures d’Eric Valette en ce début d’année, il est bon de voir le cinéma français s’essayer de plus en plus au genre polar noir (et non à la comédie). Faudrait encore y mettre un peu plus de moyens financiers (Au moins l’équivalent des comédies). Gela Babluani a réussi son pari pour ma part. Au final, Money est une histoire tragique, triste et bien ficelée. La morale de l’histoire pose l’éternelle question qui est : l’argent fait-il le bonheur ? Le capitalisme accentué par l’individualisme n’est-il pas notre perte ? Est-ce que les jeunes ont une place la société actuelle, reflet d’un grand méchant loup avec des longues dents ? Allez voir ce film, vous en aurez pour votre monnaie.

Olivier H.

Le décor

Le décor

Danis et sa mère aux courses

Danis et sa mère aux courses

Eric

Eric

Alex

Alex

Un maître chanteur

Un maître chanteur

Un flingue ?

Un flingue ?

Puis des flingues ...

Puis des flingues ...

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