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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Rencontre avec Guy-Roger Duvert pour la sortie en salle de son film VIRTUAL REVOLUTION

Publié par lecinemadolivierh sur 12 Octobre 2016, 18:51pm

Catégories : #article, #Virtual Revolution, #Guy-Roger Duvert, #Publicis, #Lucernaire, #Le Palace

Une rencontre s’imposait avec le scénariste, réalisateur, producteur, compositeur de musique et distributeur Guy-Roger Duvert du long métrage VIRTUAL REVOLUTION. Un projet cinématographique fou et ambitieux de production indépendante, sans appui d’un distributeur en France pour le diffuser en salle, malgré ses dix-huit prix en festivals outre atlantique depuis seulement juin 2016. Alors, comment s’est fabriqué ce film ?

Guy-Roger, tu viens de réaliser ton premier long métrage de science-fiction, Virtual Revolution, qui sort en salles le 12 octobre 2016. Comment s’est réalisé le passage de la réalisation d’un court métrage Cassandra à la réalisation de ce long métrage ? Sans accroc ?

Non, loin de là. Au départ le but de Cassandra était de permettre de faire un long métrage, déjà écrit avant Cassandra, en utilisant le court métrage comme preuve de nos capacités. Malgré le succès de Cassandra en festivals, cent cinq sélections, cinquante-huit prix, cela n’a servi à rien au niveau production. Personne n'a voulu produire le long métrage. Je ne regrette pas la démarche, ceci dit, car faire « Cassandra » m’a permis de tester diverses choses artistiquement, de me rassurer sur ma capacité à faire le long, et c'est là que j'ai commencé à monter mon équipe. Mais je me suis rendu compte que pour faire un long métrage, il faut avoir déjà fait un long métrage. C’est ce que disent des réalisateurs comme Rodriguez (Desperado, Sin City). Il fallait donc que je le produise moi-même. Mais la version longue de Cassandra était trop chère. J’avais Virtual Revolution en tête depuis longtemps. Je l'ai écrit, puis on a finalisé le financement du bébé. Pour la France, la collaboration s’est faite avec Olivier Biercewicz (Tachkent productions).

Justement comment c’est monté le financement du film et à quoi a servi le financement participatif ?

Les montants du financement participatif ont été très faibles. Il faut être honnête, on a raté à ce niveau-là. L’argent perçu a néanmoins été investi dans le tournage. Mais ça a été difficile tout le long. Pendant même le tournage, je continuais à chercher les financements manquants, et je n'ai fini par boucler le budget qu'en décembre 2015, alors que le tournage s'était terminé fin septembre !

As-tu fait des sacrifices en fonction du budget final ?

Pas tant que cela. Il y a un ou deux lieux que j’aurai pris, si j’avais eu plus d’argent. Il y a une scène que j’aurais voulu tourner dans le jardin du Palais Royal, par exemple, mais c'était trop cher. C’était trois fois le prix du lieu le plus cher du tournage! Bref, quelques sacrifices au niveau de certains lieux, mais peu. A l'arrivée, on a des lieux impressionnants et parfois surprenants! On nous demande régulièrement où on a tourné telle ou telle scène. A côté de ça, notre faible budget fait qu'on n'a pas pu avoir quelques grands noms au cast. Cela nous aurait aidé par la suite à mieux vendre le film. Avec plus d'argent, j'aurais aussi eu plus de liberté dans la mise en scène de certaines scènes. Mais bon, à l'arrivée, le film ressemble vraiment à ce que je voulais qu’il soit, et j'en suis donc très fier.

La durée du tournage de Virtual Revolution a duré plus d’un mois, ce qui est rare pour un film de production indépendante, qui est généralement de deux ou trois semaines. Etais-tu contre ce mode de tournage rapide ?

Il y a eu six semaines de tournage. Vu le type de réalisation que j’avais en tête, c’était impossible de faire moins. Tout dépend de ton type de réalisation. Par exemple j’ai un pote qui s’appelle Jean-Luc Herbulot qui a fait Dealer, qui est une tuerie et qui a été tourné en deux ou trois semaines seulement. Le style de la réalisation, la caméra à l’épaule et la lumière naturelle prêtent à ce mode de tournage. Il y a beaucoup moins d’installations. Nous c’est très différent. On avait une caméra sur rails, parfois même une grue, énormément de décorations, beaucoup de cascades. Je me serai pris une semaine de plus, on aurait trouvé comment l’utiliser sans hésitation.

Peux-tu nous parler de Tachkent Productions qui a produit également ton court métrage Cassandra ?

Tachkent Productions gère toute la production exécutive. Les autorisations, les assurances, la location du matériel, la partie opérationnelle d’un tournage et paie l’équipe. C’est assez lourd. C’est également le distributeur du film en France pour la partie salles.

Justement, comment s’est effectué la recherche du distributeur du film en France ? Est-ce que le marché du film au festival de Cannes a apporté ses fruits ?

En gros, on a eu des intérêts de distributeurs, mais pas pour de la salle. Pour moi, c’était hors de question qu’il ne sorte pas en salle, en tous cas pour les Etats-Unis et la France. La Chine était intéressée à le sortir en salle, mais à cause d’une histoire de quotas, cela n’a pas pu se faire. En France, aucun distributeur n’a voulu le sortir en salle, alors qu’il y a de l’attente pour ce genre de film. On a donc préféré sortir nous-même le film en salle. A la suite de son exploitation en salles, nous verrons à quel distributeur le vendre pour les autres marchés (VOD – TV – DVD). Le film acquière une visibilité très grande en ce moment, qui contribue à augmenter sa valeur, ce qui était l'un de nos objectifs.

Après cette expérience, que referais-tu et que ne referais-tu pas ?

Au niveau du tournage, je n’ai pas vraiment de regret. Prendre un peu plus de temps pour les scènes d’actions. Cela s’est bien passé, mais on a eu de la chance. On avait fait pas mal de répétitions. Un autre truc, au niveau de la gestion du temps, c’est le repos. On a fini sur les rotules. Je pense que cela aurait été bien de prendre une semaine de break au milieu, que les gens soufflent un peu.

Quels sont tes prochains projets ? On entend parler d’une série Virtual Revolution, d’une bande dessinée et même d’un jeu de plateau.

Je suis un joueur de jeu de plateau. Cela faisait longtemps que je voulais en faire un. Et je suis un grand lecteur de bande dessinée et cela faisait longtemps que je voulais en faire une. C'était l'occasion. Le jeu de plateau permet de se replonger dans l'univers, très riche, du film, même s’il ne va pas nous apprendre quoi que ce soit de plus. En revanche, la bande dessinée est un préquel du film où on retrouve le personnage principal Nash, 5 ans plus tôt. Et il y aura la série télévisée. La série attire beaucoup d’intérêts. Des producteurs Canadiens, Américains, Chinois et Français ont déjà montré de l'intérêt. Les networks ciblés sont HBO, Showtime, Syfy, Amazon, Netflix... Ce sont ceux qui correspondent le mieux. En France, je ne pense pas qu’ils soient prêts à mettre autant d’argent. Aux Etats-Unis, un épisode de Daredevil coûte quatre à sept millions de dollars. Alors qu’en France on ne mettrait même pas ça dans une saison entière ! On veut dépenser beaucoup moins, mais quand même plus que ce qui se fait en France. On va garder la même « production value » du film, mais développer l'univers beaucoup plus. On y verra ainsi plus de mondes virtuels différents. Du western, des Pirates des Caraïbes, de la renaissance vénicienne…etc. On retrouvera Mike Dopud dans le rôle de Nash, Maximilien Poullein, ainsi que Jane Badler. Mais on découvrira aussi d'autres personnages, la série étant fondée sur une triple narration.

Quelle a été la scène la plus difficile à réaliser et quelle est la scène dont tu es le plus fier ?

Il y a plein de scènes dont je suis fier. Il y a eu 4-5 scènes un peu difficiles, car compliquées. C’étaient des scènes différentes qui n’avaient rien à voir entre elles. Il y a une scène qui se passe dans des souterrains médiévaux. J’ai voulu tenter un truc qui était un peu ambitieux. On avait un plan séquence, où en fait la caméra tournait à 360 degrés sur elle -même, où on voit pleins de combats différents, avec de la pyrotechnie. A l’arrivée, le résultat est génial à l’écran. Mais ça a été difficile de tout terminer à temps. On revient toujours au problème de temps. On a voulu faire en une journée ce qui aurait du se faire en deux jours. Ca a tenu, parce qu’on avait un très bon premier assistant et que l’équipe a joué le jeu. Mais cela a été un peu dur. Les scènes que j’ai adorées, il y en a plein. Le niveau élevé des scènes entre Mike (Nash) et Max (Morel). Les scènes avec Jochen (Stilson) qui bouffe l’écran. Kaya (Camylle en fille) aussi. Il y a beaucoup de scène d’acting que j’ai beaucoup aimées. Après, il y a des scènes esthétiques qui sont sublimes. La scène où on voit Petra Silander (Kate) pour la première fois est une scène qui est de toute beauté. J’ai pris inspiration sur ce qui existe dans les publicités de parfums et sur certains films chinois. Je la trouve très réussie et très belle. La scène où Petra se retrouve face à Elie Haddad est fabuleuse aussi en termes de tension. Le grand gunfight était vraiment fun. Ce qui est bien, c’est qu’il y a une bonne partie du combat qui est en plan séquence. C’est compliqué ça à mettre en place mais ça marche. On s’est donné plein de défis durant le tournage. Cela fait partie du boulot entre le réal, le chef op (Cyril Bron) et le premier assistant (Jean-François Voisin). On discute ensemble, et on décide de ce qu'on tente ou non.

Je te remercie Guy-Roger.

Merci à toi.

Virtual Revolution est un film cyberpunk faisant référence à Blade Runner et Matrix.

Les points forts du film sont que c’est un film indépendant, que l’on en a plein les yeux. C’est divertissant et en même temps pose une réflexion sur la société.

Il est en salle depuis aujourd'hui, 12 octobre 2016. Courez-y c'est un film splendide !

Liste des cinémas et horaires où le film passe (Liste non exhaustive à ce jour) : LUCERNAIRE (Paris 75006 – 53 rue Notre Dame des Champs) - 16h et 20h30 tous les jours - 18h30 : mercredi, vendredi, samedi et dimanche PUBLICIS CHAMPS ELYSEES (Paris 75008 – 129 av des Champs Elysées) - 10h45 : samedi et dimanche - 14h15 : jeudi, vendredi, lundi et mardi - 18h30 : tous les jours sauf lundi LE PALACE (Aubagne – 11 av Loulou Delfieu Cours Barthelemy) - 14h, 16h30, 19h et 21h30 : tous les jours LE CINOS (Berck – Place du 18 juin) - Jeudi : 19h - Vendredi : 20h30 - Samedi : 19h - Dimanche : 21h15 - Lundi : 16h30 - Mardi : 19h CGR Le Castille (Poitiers – 24 Place du Maréchal-Leclerc) - Mardi à 20h30 GRAND FORUM (Louviers, Normandie – Place George Melies)

Rencontre avec Guy-Roger Duvert pour la sortie en salle de son film VIRTUAL REVOLUTION
Rencontre avec Guy-Roger Duvert pour la sortie en salle de son film VIRTUAL REVOLUTION
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