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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


AWARDS/PALMARES FEFFS 2016 : RAW (GRAVE) de Julia Ducournau (France / Belgique)

Publié par lecinemadolivierh sur 25 Septembre 2016, 18:43pm

Catégories : #Awards, #Palmares, #Festival, #Grave

Samedi 24 septembre 2016 s'est déroulé la cérémonie de clôture de la IXème édition du Festival Européen du Film Fantastique de Strasbourg, FEFFS 2016.

En voici le palmarès :

Côté long métrage :

Octopus d'or : RAW (Grave) de Julia Ducournau (France / Belgique)

Premier film de Julia Ducournau qui débute comme une chronique post adolescente classique. Une étudiante quitte sa famille et participe à des rites d’intégration au sein d’une prestigieuse école vétérinaire. Mais, dans Grave, il est surtout question de rupture, d’outrance et de catharsis. Le personnage, une jeune fille lisse et discrète, végétarienne convaincue, devient rapidement obsédée par la viande et se trouve guidée par sa sœur sur la voie du cannibalisme. Le cinéma français ne nous avait plus habitué à tant d’audace. Grave est un film drôle, impertinent et provocateur qui balade son spectateur jusqu’à le plaquer pantelant dans son fauteuil.

Note IMDB : 7,7/10 sur 151 votes. Une belle note.

Julie Gayet en est co-productrice du film !

Distributeur en France : Wild Bunch Distribution

Méliès d'argent: I AM NOT A SERIAL KILLER de de Billy O'Brien (Irlande / Royaume-Uni)

Billy O’Brien, cinéaste irlandais, réalisateur du très remarqué Isolation (Grand Prix au festival de Gérardmer 2006) revient avec l’adaptation du best-seller de Dan Wells, premier opus de la trilogie littéraire John Wayne Cleaver. Dans une petite ville enneigée, un adolescent vivant dans un crématorium et convaincu, au fond de lui, d’être voué à un destin de serial-killer, se lance sur les traces d’un tueur sanguinaire. Cette quête mènera à un jeu pervers entre le jeune homme terrifié par ses pulsions et un vieillard qui cache un très lourd secret. Exploration teintée d’étrangeté de la psyché d’un adolescent, mais surtout thriller trépidant, I am not a serial killer a le mérite de ramener sur le devant de la scène l’excellent Christopher Lloyd.

Note IMDB : 6,1/10 sur 1 957 votes. Une note assez moyenne dans l'ensemble.

Avec le Méliès d'argent, I am not a serial killer est en liste au Méliès d'or qui se déroulera au festival de science-fiction de Triste en Italie.

Mention spéciale du jury : ANOTHER EVIL de Carson Mell (Etats-Unis)

Après avoir vu des fantômes dans leur résidence secondaire, Dan et Mary décident de consulter un médium qui affirme que leurs colocataires sont parfaitement inoffensifs. Mais Dan souhaite avoir un deuxième avis. Dans le dos de sa femme, il fait alors appel à un exorciste très réputé. Certain que les esprits en question sont maléfiques, ce dernier se lance dans un rituel d’exorcisme complètement loufoque, et fait preuve, au fil du temps, de comportements de plus en plus inquiétants – bien plus que ceux des fantômes, finalement. Carson Mell revisite ici le film de maison hantée, proposant le portrait psychologique d’un exorciste manipulateur avide d’amitié, tourmenté et dangereux. Un rôle subtilement interprété par Mark Proksch, qui crève l’écran.

Note IMDB : 6,9/10 sur 87 votes. Une bonne note.

Prix du public : RAW (Grave) de Julia Ducournau (France / Belgique)

Prix du jury du meilleur film Crossovers : PSYCHO RAMAN de Anurag Kashyap (Inde)

Raghavan, flic bad boy accro à la cocaïne et au sexe, enquête sur des meurtres en série. Ramanna, le tueur, est un manipulateur persuasif, à la voix posée, qui trompe tout le monde et surtout la police. Chacun est obsédé par l’autre, leurs vies s’entrechoquent. Psycho Raman est un film policier plein d’énergie mais aussi très riche. Kashyap a intégré dans son œuvre cynique des portraits intimes d’un flic anti-héros et d’un tueur fascinant. Dans un décor peu habituel de Mumbai, cela donne une mosaïque macabre, exotique pour le public occidental. Le film est servi par de brillants acteurs, avec une mention spéciale pour Nawazzudin Siddiqui qui rend le personnage troublant de Ramanna aussi inoubliable qu’Hannibal Lecter.

Par le réalisateur du chef d'œuvre très sombre Ugly.

Note IMDB : 7,5/10 sur 3 980. Une belle et bonne note.

Côté court métrage :

Octopus d’or du meilleur court-métrage : THE DISAPPEARANCE OF WILLIE BINGHAM de Matt Richards (Australie)

Le prisonnier Willie Bingham est le premier homme choisi pour subir une nouvelle sentence suite à un programme révisé par l’Etat envers le crime capital.

Note IMDB : 9/10 sur 23 votes. Une très bonne note, pour peu de votant.

Méliès d’argent du meilleur court-métrage européen : TUNNELEN de André Ovredal (Norvège). Par le réalisateur de Troll Hunter.

Une famille, coincée dans un embouteillage, patiente avant de traverser un tunnel… l’intérieur de l’habitacle dévient oppressant et très vite une angoisse se fait ressentir.

Note IMDB : 7,8/10 sur 9 votes. Une bonne note pour peu de votant.

Mention spéciale du jury court-métrage : SUBOTIKA, LAND OF WONDERSde Peter Volkart (Suisse)

Subotika est une île peu connue de l’autre hémisphère. Pour stimuler le tourisme dans la république, le ministre des affaires étrangères commissionne un film publicitaire. Une œuvre filmique sur un pays magique doté de sites extraordinaires, de visions grandioses et de quelques problèmes mineurs.

Note IMDB : 6,6/10 sur 20 votes.

Prix du public du meilleur court-métrage : MADAM BLACK de Ivan Barge (Nouvelle Zélande)

Marcus, photographe, se trouve dans une situation un peu délicate après avoir accidentellement tué le chat de la petite Tilly. Essayant de minimiser le problème, il invente une histoire surréaliste afin de ne pas faire de peine à la petite fille.

Prix du jury jeune : THE DISAPPEARANCE OF WILLIE BINGHAM de Matt Richards (Australie)

Prix du meilleur court-métrage Made in France : QUENOTTES de Pascal Thiebaux et Gil Pinheiro (France)

Et si la petite souris n’était en fait qu’une psychopathe obsessionnelle obnubilée par sa collection de trophées dentaires ? Pour elle, une dent perdue est inacceptable, elle doit impérativement la remplacer… Par tous les moyens…

Grand prix du meilleur court-métrage au festival de Gérardmer 2016 !

Note IMDB : 7,1/10 sur 11 votes. Une bonne note.

Prix du meilleur court-métrage Animation : TEETH de Daniel Gray et Tom Brown (Hongrie)

Il arrive que l’on néglige certaines choses qui ont une réelle valeur au profit de ce qui procure une satisfaction immédiate. Voici le récit d’un homme qui a concentré sa vie sur des obsessions buccales.

Note IMDB : 7,2/10 sur 105 votes. Une bonne note.

Félicitation à RAW (GRAVE) de Julia Ducournau pour son grand prix ainsi que le prix du public, un doublé pour un premier film choque ! Une réalisatrice française à suivre de près. Raw succède donc à The Invitation de Karyn Kusama. Le FEFFS est un festival où les femmes réalisatrices font mouche.

Un prix pour l'excellent réalisateur indien Anurag Kashyap pour son Psycho Raman.

The Disappearance of Willie Bingham repart également avec deux prix.

Et un prix de plus dans la corbeille de la petite souris pour Quenottes !

A l'année prochaine pour les dix ans du FEFFS !

Olivier H.

AWARDS/PALMARES FEFFS 2016 : RAW (GRAVE) de Julia Ducournau (France / Belgique)

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