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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Critique de JE ME TUE A LE DIRE de Xavier Seron (Belgique / France)

Publié par lecinemadolivierh sur 20 Juin 2016, 09:27am

Catégories : #Critique Film, #Je me tue à la dire, #Xavier Seron, #Jean-Jacques Rausin, #Myriam Boyer, #Jean-Benoît Ugeux

Critique de JE ME TUE A LE DIRE de Xavier Seron (Belgique/France) :

Date de sortie en salle en France : 6 juillet 2016

Vu en projection de presse au Centre Wallonie Bruxelles mardi 7 juin 2016.

Genre : comédie dramatique

Synopsis : Michel Peneud (Jean-Jacques Rausin) va mourir. Comme vous, comme moi, et comme sa mère Monique (Myriam Boyer), sauf que sa mère, c’est son médecin qui le lui a dit. Alors elle a décidé de vivre. Et vivre pour la maman de Michel Peneud, ça veut dire nourrir ses chats, boire du mousseux comme si c’était du champagne, et aimer Michel. Mais cet amour, Michel le trouve parfois un peu encombrant. A tel point qu’il semble soudain développer des symptômes très proches de ceux de sa mère. Et si Michel avait lui aussi un cancer du sein ?

Je Me Tue A le Dire est le premier long métrage de Xavier Seron, coréalisateur du cultissime court-métrage L’Ours Noir (Multiples Prix du Public à travers le monde et Méliès d’Argent 2016). Je Me Tue à le Dire est à la base un court-métrage réalisé à l’Institut des Arts de Diffusion (IAD) par le réalisateur.

Je Me Tue A le Dire est produit par Olivier Dubois, Bernard De Dessus les Moustier, Tobina Joppen et François Cognard.

Les sociétés de production sont Novak Prod et Tobina Films.

Le film est distribué en France par Happiness Distribution.

En Festivals :

Je Me Tue a le Dire a remporté le Prix Cinevox du meilleur long métrage belge francophone au FIFF 2015, ainsi que le Prix du meilleur premier long-métrage au Festival International du Film de Palm Springs, Mention spéciale du jury pour l’interprétation de Jean-Jacques Rausin au Monte-Carlo Film Festival de la Comédie, Prix de la meilleure photographie pour Olivier Boonjing au Festival International du Cinéma Indépendant de Buenos Aires, ainsi que le Prix Jeune TV5 Monde au Transilvania International Film Festival. Un très bon début …

Le film a également été présenté en compétition au 1er Festival International du Film Culte de Trouville-sur-Mer.

Note IMDB : 7/10 pour 42 votes. Une bonne note.

Mon avis : la scène d’ouverture de Je Me Tue à le Dire annonce le ton du film, d’un genre humour très noir. Noir et blanc seront les seules couleurs de la palette du film. Les images du Directeur de la Photographie Olivier Boonjing sont très belles esthétiquement. Je Me Tue à le Dire est un film qui fait penser à un autre film belge, devenu culte, C’est Arrivé près de chez Vous de Rémy Belvaux, pour son format en noir et blanc et son ton décalé. Cela commence donc très bien … Le film parle du cancer sous un angle grinçant et comique. L’acteur principal, Jean-Jacques Rausin, qui avait joué dans le court-métrage du même nom, ainsi que dans le multi récompensé L’Ours Noir de Meryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron, est tout excellent en hypocondriaque (Mieux que Dany Boon). Jean-Jacques Rausin dévoile tout son potentiel dans le film : un personnage attachant, tel un nounours (Et au vu de sa pilosité, le rôle de l’ours dans L’Ours Noir aurait pu lui être attribué). Bref, une empathie se dégage entre le spectateur et Michel Peneud. Une empathie qui ne se dégonfle pas, increvable. Le pari est déjà gagné, là où plusieurs films n’arrivent pas à dégager de l’empathie envers leurs personnages. Michel Peneud est un peu en quelque sorte un adulescent. Le fils unique qui n’arrive pas à couper le cordon avec sa mère veuve, magnifiquement interprétée par Myriam Boyer. En parlant des acteurs, on retrouve également un autre habitué des courts-métrages de Xavier Seron, qui est l’excellent Jean-Benoît Ugeux (L’Ours Noir), toujours au poil (dans tous les sens du terme). J’adore cet acteur qui a un accent bien prononcé. On peut le retrouver dans le nouveau court-métrage des coréalisateurs fous, Meryl Fortunat-Rossi et Xavier Seron : Le Plombier. D’autres bons acteurs font également des apparitions, comme Jackie Berroyer que l’on voit peu au cinéma, ainsi que Wim Willaert (Le très réussi L’Oeil Silencieux de Karim Ouelhaj) ou encore Catherine Salée. Tous les acteurs du film contribuent à sa belle réussite. Sans oublier, Fanny Touron dans le rôle de la petite amie de Michel et Serge Riaboukine. Une distribution digne d'un Blockbuster à la sauce production indépendante ! Le film de par son sujet, aurait pu être un drame lourd et chiant, comme certains films que l’on peut voir en compétition au Festival de Cannes, mais que nenni, ici, le ton humour noir et décalé apporte une autre dimension au film. Les dialogues sous forme de jeux de mots sont excellents, ainsi que les titres des différents chapitres du film (Ma mère ma mort mammaire, Sans veines, le sang vient ou encore Tu meurs sans tumeur). La musique classique (Bach, Purcell et Haendel) distillée dans le film apporte une dimension baroque. La bande originale du film est signée par Thomas Barrière. Un habitué aux films du réalisateur. Il a co-composé la magnifique musique de L’Ours Noir et a signé la musique de Le Plombier.

Malgré tous ces éloges, le film souffre un peu de longueur, malgré son format assez court (90 minutes). Cela est peut-être dû au fait que le film est construit sur un scénario sous la forme d’une chronique, relatant des fragments de vie des personnages, et non d’un scénario linéaire avec une intrigue. Même si ici, l’intrigue pourrait porter sur le fait ou non que Michel ait un cancer. L’enchainement des scènes (sous forme de tableaux de vie) ressemble à un enchainement de sketchs. Je ne suis pas particulièrement fan à ce format, que l’on n’est certes, pas habitué à voir. (Est-ce dû à la difficulté de l’exercice de style que cela représente ?). Bref, pour un premier long métrage, l’exercice est superbement réussi est tenu par des acteurs magistraux. Je Me Tue à la Dire est un objet volant non identifié cinématographiquement parlant. Merci aux producteurs du film, qui ont eu les c…. pour que ce projet aboutisse sous nos yeux ! On attend le prochain long-métrage de Xavier Seron, qui s’est construit un univers bien décalé, déjanté et burlesque comme on les aime. Cela tombe bien, il paraît qu’il cogite avec son compère Meryl Fortunat-Rossi un long métrage sur des poissons zombies tueurs ! On en redemande !

Ma note : 7,5/10. Je Me Tue a le Dire est une perle noire à ne surtout pas manquer en salle en France dès le 6 juillet 2016.

Je tiens à remercier le réalisateur Xavier Seron, ainsi que Robert Schlockoff et Jessica Bergstein-Collay pour la relation Presse.

Olivier H.

Critique de JE ME TUE A LE DIRE de Xavier Seron (Belgique / France)
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