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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2016 : programme de la compétition THRILLER

Publié par lecinemadolivierh sur 26 Mars 2016, 19:25pm

Catégories : #BIFFF 2016, #thriller, #bruxelles, #brussels

Du 29 mars au 10 avril 2016 aura lieu la 34ème édition du Brussels International Fantastic Film Festival, dont voici le programme de la compétition thriller :

THE CORPSE OF ANNA FRITZ de Hector Hernandez Vicens (Espagne)

En allant chercher Pau à son boulot pour une grosse guindaille entre potes, Ivan et Javi ne se doutent pas une seconde de l’énorme surprise que leur réserve ce dernier. Celui-ci a, en effet, une invitée prestigieuse dans son bureau : la superstar mondiale Anna Fritz, actrice-top model-chanteuse aux followers plus nombreux que la population du Bhoutan ! Mieux encore : il semblerait que la mégastar capable de faire la une de Vogue avec un selfie dans le noir n’ait rien contre une séance de galipettes en groupe… Bon, précisons quand même que Pau travaille à la morgue et, si Anna ne trouve rien à redire à ce badinage cochon, c’est parce qu’elle vient de passer l’arme à gauche et qu’elle est aussi chaude qu’une barquette de fish sticks. Bref, peu de chances qu’elle se réveille en pleine intrusion nécrophile. Quoique…

THE DEAL de Son Young-ho (Corée du Sud)

Depuis qu’un criminel se prend pour Jack l’Eventreur, toute la police de Séoul est en alerte maximale. Enfin, toute… L’inspecteur Tae-soo, lui, est plutôt du genre à traquer le flagrant délit dans le bar du coin. Mais, alors qu’il arrête un chauffard sur son trajet vers la casa, notre fonctionnaire va pouvoir embrasser sa patte de lapin : vu l’état de la bagnole, soit le suspect revient de la Tomatina de Buñol, soit il s’agit du tueur en série le plus recherché de Corée. La très bonne nouvelle, c’est qu’effectivement Tae-soo a touché le jackpot. La moins bonne nouvelle, c’est que ce salopard ne moufte pas un mot sur sa dernière victime. La très mauvaise nouvelle, c’est qu’un téléphone appartenant à la sœur de Tae-soo a été retrouvé sur les lieux… Trois ans après avoir mis en terre un cercueil vide, Tae-soo se coltine une affaire de meurtre mafieux qui sent le banal règlement de compte. Mais, lorsqu’il découvre que le principal suspect n’est autre que son beauf – qui n’a jamais digéré le meurtre de sa femme –, il comprend très vite qu’un pensionnaire du couloir de la mort va faire les frais d’une vengeance terrible. Reste à comprendre comment…

ENRAGES de Eric Hannezo (France / Canada)

Après un braquage qui a tourné au carnage sanglant, 4 malfrats prennent la tangente à bord de leur bagnole. Mais le cortège de flicailles ne se fait pas attendre en apprenant qu’un des leurs est resté sur le carreau, et leur colle au train, toutes sirènes hurlantes. Obligés de passer au plan B, nos voyous abandonnent la voiture et tentent de se fondre dans la masse d’un centre commercial. Une idée qu’elle serait bonne si l’un d’entre eux ne jouait pas à l’escargot, laissant une traînée de bave sanglante derrière lui. La panique générale pousse l’équipe à envisager un plan C : une prise d’otage afin de se tirer de ce guêpier, et c’est une jeune femme fraîchement mariée qui décroche la timbale. Complètement aux abois, nos gangsters enragés vont se retrouver à pinces, cernés par les forces de l’ordre qui resserrent méchamment l’étau autour d’eux. L’heure du plan D a sonné et nos salopards finissent par embarquer de force dans la Volvo familiale d’un père de famille qui passait dans le coin. Détail qui risque de ne rien arranger : ce dernier était en train d’amener sa fille à l’hôpital pour une transplantation d’urgence…

THE EXCLUSIVE - BEAT THE DEVIL'S TATOO de Roh Deok (Corée du Sud)

S’il y a bien un moment où le jeune journaliste Moo-Huyk devrait remplir sa grille de loto, c’est maintenant: largué par sa régulière tandis que son patron lui parle de C4 sans mentionner une éventuelle partie de touché-coulé, il pense être au fond du trou quand il tombe sur le scoop du siècle ! Son sésame pour la gloire, c’est une note manuscrite du tueur en série le plus recherché de Séoul. Son ex-chaîne de télé lui offre dès lors un pont d’or contre son retour, les parts de marché grimpent de 15% et, forcément, les patrons de Moo-Huyk lui demandent de presser le buzz jusqu’à la dernière goutte. Mais ce dernier va rapidement déchanter en découvrant que ces fameux aveux n’étaient en fait qu’un extrait d’un vieux bouquin… Plutôt que de se taper la honte du siècle, Moo-Huyk agit comme tout bon journaliste du monde moderne : il invente sa réalité, quitte à écrire lui-même une nouvelle série de faux aveux afin de faire péter l’audimat. Seulement voilà, le revers de la médaille, ce sont les flics qui veulent absolument sa source, mais aussi le tueur en série qui souhaite apporter quelques corrections au texte…

GREEN ROOM de Jérémy Saulnier, réalisateur de l'excellent Blue Ruin (Etats-Unis)

Après un concert lamentable donné devant trois clients sourds dans un bled paumé, un groupe punk a l’occasion de se refaire, lors d’une nouvelle date, sur leur chemin de retour. S’agit juste de ne pas être trop regardant avec la faune locale, celle-ci étant du genre à relire tous les soirs Mein Kampf et brûler des croix avec des bonnets pointus. Provocateurs à la sauce Sex Pistols mais maladroits comme pas deux, ils ouvrent le concert avec une jolie comptine appelée “Nazi Fucks” et enchaînent ensuite leurs riffs endiablés en évitant crachats et tessons de bouteille tranchants. En fin de concert, alors qu’ils croient avoir échappé au pire, ils sont témoins malgré eux d’un meurtre dans les coulisses et sont vite enfermés dans une pièce sans issue. Décidant de se barricader avec les moyens du bord, nos jolies crêtes laquées ont quand même les idées assez claires pour se rendre compte qu’ils sont faits comme des rats, sachant qu’une horde de néo-nazis, très souples avec la notion d’intégrité physique, les attend derrière la porte… Mais bon, “No future”, les gars, hein. C’est ça, l’esprit punk.

MARTYRS de Kevin Goetz & Michael Goetz (Etats-Unis)

Dix ans après avoir réussi à échapper à ses bourreaux, Lucie n’a toujours pas digéré son kidnapping : primo, elle n’a jamais pu tâter du divan afin de décrire les atrocités qu’elle a subies. Deuzio, les coupables sont toujours dans la nature et Lucie n’oubliera jamais leurs regards glaçants, malgré les anxiolytiques qu’elle avale comme si elle avait la corpulence d’un poney des Shetland… Mais tout cela va bientôt cesser : après des années de recherche, Lucie a enfin déniché une adresse. Une petite fermette toute croquignolette, abritant une gentille famille qui semble sortie tout droit d’une sitcom d’AB production. Et Lucie est bien décidée à tous se les faire avec son riot gun. Oh, ça oui : ils vont payer ! Et même que sa confidente Anna va l’accompagner pour creuser leurs tombes. Car Anna la croit, elle l’a toujours cru, et elle ne va certainement se laisser amadouer par leurs belles gueules d’une famille modèle trouée au fusil d’assaut. Elle n’est pas comme les autres membres de cette secte de frappadingues, Anna. D’ailleurs, ils sont où, les autres ?

THE PHOTOGRAPHER de Waldemar Krzystek (Pologne)

Grande gueule rebelle du FSB, la police secrète russe, Natasha vient de se ramasser une grosse claque : deux de ses collègues lui annoncent qu’elle est une miraculée, car elle est la seule personne encore vivante à avoir croisé la route du Photographe, redoutable tueur en série moscovite. Où ? Quand ? Comment ? Ce qu’elle va apprendre va lui glacer les os et la plonger dans une enquête pas piquée des vers, où vieilles bobines 8mm du KGB, arrangements dégueulasses de l’Armée Rouge et passé trouble d’un pauvre gosse traité comme un mutant se mêlent dans un écheveau de pistes froides. Pourtant, il va falloir réchauffer tout ça très vite, car un événement inconnu semble pousser notre Photographe à accélérer son shooting sanglant…

RETRIBUTION de Dani de la Torre (Espagne)

Avec son beau costume de banquier, sa belle maison, sa belle femme, ses beaux enfants qu’il emmène à l’école dans sa belle bagnole, on pourrait se dire que Carlos a tout du gendre idéal. Sauf que c’est un gros salopard, une vérole capitaliste qui pompe sans vergogne dans les bas de laine de ses clients afin de rafler des commissions maousses. Et, s’il y en a bien un qui a cerné ce vil personnage, c’est probablement celui qui a glissé une bombe sous le capot de sa titine… Mais, plutôt que de transformer sa berline en carcasse fumante, le nouveau tortionnaire de Carlos décide d’appeler ce dernier et lui faire part du programme de la journée : primo, vider tous ses comptes en banque sans jamais sortir de sa bagnole. Deuzio, ne même pas songer un seul instant à faire un détour par la maison poulaga. Tertio, garder ses enfants avec lui pour cette journée mémorable. Difficile, mais jouable… Sauf quand le patron de Carlos le plombe aussitôt pour délit d’initié, quand les flics le suspectent d’avoir enlevé ses enfants et – surtout – quand le petit dernier hurle à la mort pour un p… d’arrêt pipi !

THE STRANGE HOUSE de Danny Pang (Chine)

Alpaguée en pleine rue par un inconnu, Yezi se voit offrir une proposition étrange : incarner sa nièce tragiquement décédée afin de rendre les derniers jours de sa mère mourante plus paisibles. L’offre est terriblement tentante : Yezi n’a plus un radis et on lui propose le gîte et le couvert dans une baraque immense en échange de quelques minauderies envers une grabataire aveugle. Mais, dès son arrivée, le reste de la famille se montre ouvertement hostile, voire carrément menaçante envers Yezi. Alors bon, elle veut bien faire un effort, s’habiller comme cette fameuse nièce, dormir dans sa chambre, mais faut pas pousser non plus ! Et quand elle demande un peu plus d’infos sur son personnage, ça semble aussi gai qu’une nécro de célébrités en 2016 : les parents ? Morts de façon mystérieuse ; le frère ? Mort également, mais noyé de façon mystérieuse. Toute cette histoire commence doucement à sentir le maroilles et l’OPA hostile sur un testament bien garni. Du moins, c’est ce que pense Yezi jusqu’à ce qu’elle tombe sur un journal intime assez croustillant…

VETERAN de Ryoo Seung-wan (Corée du Sud)

Adeptes de la vieille école, l’inspecteur Seo Do et son équipe de têtes brûlées traquent le crime en laissant des vilains mots comme mandat, commission rogatoire et lecture des droits bien sagement dans les manuels de l’école de police. Son dernier coup d’éclat ? L’arrestation d’un gang de voleurs de voitures, qui s’est révélée aussi mouvementée qu’une rencontre impromptue entre supporters du Standard et d’Anderlecht. Une belle prise de guerre qu’il doit à son ami Bae. Seulement voilà : ce dernier est laissé pour mort quelques jours plus tard, avec une version officielle qui accrédite la tentative de suicide. Mais, à moins que Bae ait tenté de mettre fin à ses jours en se jetant à plusieurs reprises sur une batte de base-ball, Seo-do n’y croit pas une seconde. Bien décidé à venger son pote, malgré les nombreuses mises en garde de sa direction, l’inspecteur tombe très vite sur un suspect idéal, Tae-ho, l’héritier du très puissant groupe Sinjin. Et Seo-do va très vite comprendre que sa belle justice a courbé l’échine depuis belle lurette devant un capitalisme sans foi ni loi. En même temps, comme lui aussi s’en fout un peu des lois…

THE WAVE de Roar Uthaug (Norvège)

Bienvenue à Geiranger, petite ville norvégienne lotie au bord du fjord d’Åkneset ! Si l’office du tourisme prend un malin plaisir à vendre le patelin comme la plus belle destination du pays (dixit le Lonely Planet, quand même !) dont le fjord est un site classé par l’UNESCO, Kristian est plus sceptique. Ce n’est pas qu’il conchie les caravanes de touristes mais, en tant que géologue obsédé par les infimes mouvements de la montagne qui surplombe son home sweet home, il est un peu à cran : à tout moment, 100 millions de m³ de roches peuvent se détacher de la falaise, avec le risque d’éclabousser toutes les villes côtières. Et quand on dit « éclabousser », soyons clairs : on parle ici d’un tsunami sans précédent dont les vagues pourront atteindre 85 mètres de hauteur… Et lorsque les aiguilles de son moniteur vont se mettre à danser la lambada, Kristian aura beau gueuler comme un putois, les locaux seront bien décidés à faire des vagues pour pas qu’on touche à leur recette. Sauf que là, question vague, pas sûr qu’ils fassent le poids…

Une sélection diversifiée en provenance de plusieurs pays devenu Maître incontesté des Thriller (Corée du Sud, le poulain Espagnol et les Etats-Unis). A ne pas manquer Green Room, le nouveau film de Jérémy Saulnier ...

Olivier H.

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