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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2016 : programme de la compétition européenne

Publié par lecinemadolivierh sur 28 Mars 2016, 12:34pm

Catégories : #BIFFF 2016, #brussels

Du 29 mars au 10 avril 2016 se déroulera la 34ème édition du Brussels International Fantastic Film Festival, BIFFF 2016 pour les intimes, dont voici le programme de la compétition européenne :

ATTACK OF THE LEDERHOSENZOMBIES de Dominik Hartl (Autriche)

Petit con hyperdoué du snowboard, Steve vient tout juste de ruiner une séance de photos en pleine montagne en faisant l’hélicoptère avec sa bistouquette devant une jeune fan. Scandalisée, l’équipe décide de foutre le camp, laissant Steve, sa copine Branka et son pote Joschi comme trois ronds de flancs en pleine nature. Heureusement, nos jeunes nigauds découvrent une auberge non loin de là, où l’ambiance est carrément au top : prêt à célébrer la plus longue nuit de l’hiver, ce temple rustique du schnaps est bourré de locaux déjà pleins comme des outres ; tandis qu’un blizzard vert descend doucement de la montagne… Oui, vert : mais aucune des poches à gnôle du refuge ne se doute qu’une expérience chimique a mal tourné, transformant marmottes, chevreuils et écureuils en zombies affamés. Non, on préfère chantonner des tyroliennes en s’hydratant au Jägermeister, tandis que la bande à Steve va très vite avoir du mal à discerner les poivrots des futurs zomblards qui ont eu la mauvaise idée d’aller prendre l’air. Juste le temps de croiser Bambi et son piège à loup dans le museau…

BASKIN de Can Evrenol (Turquie)

Malgré l’absence d’avions russes dans le ciel turc, Remzi et sa brigade sentent que la nuit va être longue et douloureuse. Pourtant, ils ont commencé leur soirée au service de la veuve et de l’orphelin comme d’hab’ : attablés dans un café, à se raconter des blagues salaces et à martyriser un pauvre grouillot qui ne baissait pas assez les yeux. Quand ils reçoivent un appel demandant du renfort dans le pire quartier de la ville, ils y vont gaiement sur fond de techno turque. Quand, en chemin, ils renversent quelque chose, ils ne s’inquiètent pas outre mesure : probablement un opposant au régime ou, au pire, un chien errant. Quand ils poursuivent à pied sur une route infestée de crapauds, ils commencent doucement à avoir les miquettes. Quand ils arrivent sur place, leurs sous-vêtements ont clairement rejoint le côté obscur : des satanistes en transe démembrent leurs collègues sur un billot, tandis que “Papa” les accueille, ravi de voir s’il peut collecter quelques âmes damnées chez ces vaillants képis…

THE CALL UP de Charles Barker (Royaume-Uni)

Ils sont huit à avoir reçu une mystérieuse invitation pour tester un jeu immersif révolutionnaire. Leurs points communs ? Ce sont les meilleurs joueurs en réseau du monde, et surtout des solitaires qui ne manqueront à personne… Lorsqu’ils débarquent dans les bureaux vides où vont se dérouler les hostilités, l’excitation est à son comble. Certains boivent cette montée d’adrénaline comme du petit lait, tandis que d’autres semblent craindre de revoir leur petit-déj’ à peine digéré. Tous se jaugent avec méfiance jusqu’à ce qu’une voix les guide vers leurs armures respectives, et les huit caïds du joystick se transforment brusquement en stormtroopers hilares : une fois la visière baissée, le bureau stérile fait place à une véritable zone de guerre apocalyptique, où nos gamers sont désormais des mercenaires traquant des terroristes à tous les niveaux d’un building assiégé… Si le degré de réalisme a de quoi époustoufler les joueurs, ces derniers vont vite déchanter : à la moindre balle reçue dans le jeu, leur mort est également réelle…

DEMON de Marcin Wrona (Pologne/Israël)

Débarquant en Pologne, tel un preux chevalier de la City plein aux as, Piotr est un homme comblé ! C’est que le loulou va se marier avec la belle Zaneta dans la maison familiale offerte par bô-papa. Il fait beau, les oiseaux chantent, le ciel est bleu et Piotr en profite pour aménager le jardin avant la grosse orgie. Mais voilà qu’un coup de pelle plus tard, il exhume un squelette et, vu la taille, on penserait plus à pépé parti chercher des clopes y a très longtemps plutôt qu’à Sparky le vieux chien… Quelques heures plus tard, les invités débarquent, Piotr refoule sa découverte en arrangeant son nœud papillon et va vite avoir de quoi s’occuper. Car, dans un mariage polonais, on ne lape pas son dé à coudre de champagne en faisant la révérence. Non : on aspire son godet de vodka pure en éructant sa joie, et Piotr va forcément être très sollicité. Qu’importe s’il se met à voir de drôles d’apparitions. Qu’importe s’il se met à danser comme un épileptique en pleine crise. Qu’importe s’il se met carrément à parler une langue qu’il n’est pas supposé connaître…

HOWL de Paul Hyett (Royaume-Uni)

Avis à tous les navetteurs rogneux de la SNCB, à tous les gueulards prêts à s’ouvrir les veines sur les quais au moindre problème de voirie d’Infrabel : il y a pire ailleurs… Voyez-vous, il était une fois un train tardif qui quitta la gare de Waterloo (et non, ce n’est pas celle, non loin de Braine l’Alleud, qui aurait son jumelage officieux avec le Congo) pour la campagne anglaise. La nuit était belle, la lune était pleine. Les passagers à moitié endormis, le contrôleur au taquet pour d’éventuelles prunes nocturnes. Bref, la routine. Mais, soudain, paf ! Le train s’arrête brutalement, la loco s’enraye, les machines lâchent : un cerf a fait le con et n’a pas regardé avant de traverser. Le voilà façon puzzle dans les roues motrices, bloquant tout ce petit monde au milieu de nulle part. Evidemment, les esprits s’échauffent dans les wagons : certains sont chauds pour continuer à pied, d’autres se demandent si le bestiau n’était pas en train de fuir quelque chose tandis que les plus patients se remettent à leurs mots croisés, cherchant désespérément un synonyme pour “lycanthrope”. Patience : un indice arrive en courant, et il est affamé…

THE LESSON de Ruth Platt (Royaume-Uni)

Véritables incarnations de la racaille acnéique, Fin et Joel mériteraient une bonne rouste. Sauf qu’avec des parents démissionnaires, voire morts, c’est la fête à Toto pour toutes leurs conneries d’ados : racket quotidien du binoclard de la classe, tirage de nouille sur papier glacé plutôt qu’une étude de Shakespeare, et menaces répétées sur les profs qui auraient l’outrecuidance de parler trop fort en cours pendant qu’ils customisent le matériel scolaire à coups de cutter. Bref, un véritable cauchemar pour les enseignants qui filent rapidos en burn-out ou vont se pendre dans les toilettes. Mais, Mr Gale, prof de littérature à bout et sans cravate, finit par trouver une troisième solution : afin de faire rentrer un peu de culture dans les cerveaux atrophiés de ces deux branleurs, rien de tel qu’un cours particulier à coup de formol, de marteaux et de clous. Car, désormais, l’élévation spirituelle aura un prix, celle de la déchéance physique…

QUEEN OF SPADES : THE DARK RITE de Svyatoslav Podgaevsky (Russie)

Malgré des mises en garde répétées, telles que Candyman, Mirrors ou plus récemment Oculus, il arrive parfois que l’on tombe sur un nid de blaireaux adolescents qui renient leur PS4 pour chatouiller une légende urbaine. Comme ces quatre jeunes russes qui tentent un Skype à l’ancienne en convoquant la terrifiante Reine de Pique devant un miroir, persuadés qu’il ne peut plus rien leur arriver d’aussi affreux qu’une réélection de Poutine. Comme d’habitude, c’est juste dans le but de rire et les statistiques parlent pour eux : dans la plupart des séances de spiritisme, c’est souvent tonton qu’est planqué dans les gogues avec un drap sur la gueule… Pourtant, il y a toujours des exceptions, et nos fanfarons vont vite le comprendre à leurs dépens. Non seulement, il y a du répondant de l’autre côté du miroir, mais notre chère Reine de Pique, jouette comme pas deux, va s’amuser à passer à l’as tous ceux qui l’ont convoquée, avec la classe d’une drama queen qui aurait tout pompé à L’Exorciste et à Shining.

THE SHAMER'S DAUGHTER de Kenneth Kainz (Danemark)

Lorsque la famille royale de Dunark est sauvagement assassinée, Nicodemus – l’héritier du trône – semble être le coupable idéal. Afin de lui arracher ses aveux et le livrer une fois pour toutes aux dragons qui crapahutent dans les douves du château, les nobles décident de faire appel à Melussina. Chamane pour les uns, sorcière pour les autres, cette dernière possède un pouvoir extraordinaire qui lui permet de sonder l’âme humaine et d’y dénicher les secrets les plus inavouables. Autant dire que les maris volages et les voleurs la fuient comme la peste… Mais il y en a un autre qui n’est pas très chaud à l’idée de voir ce détecteur de mensonges débarquer à la cour : c’est Drakan, fils bâtard du roi et véritable meurtrier de la smala au sang bleu. Voyant que Melussina est incorruptible, le fieffé salaud n’a d’autre choix que de s’emparer de la couronne en offrant un baratin de luxe à la populace et en envoyant la jeune femme au donjon. Mais il reste un témoin de ce bidouillage éhonté : Dina, la fille de Melussina, qui peaufine ses pouvoirs surnaturels tout en échappant à la mise à sac systématique du bourg par le nouveau taulier des lieux et ses deux varans domestiques…

SUMMER CAMP d'Alberto Marini (Espagne)

Afin de se faire un peu d’argent de poche et apprendre la langue de Cervantès (ou de Ricky Martin pour nos plus jeunes ouailles), quatre adolescents Ricains décident de partir en Espagne et jouer les moniteurs dans un camp d’été pour moutards ibériques. La veille du déferlement des rases-tapis braillards, Will, Antonio, Christy et Michelle décident de se faire une petite soirée à la coule, avec pinard et salsichon du coin. Hormis le chien qui hurle comme un damné dans la grange et les Gitans sous méthamphétamines qui squattent le terrain en contrebas, rien ne semble pouvoir troubler leur petite fiesta. Pourtant, quand le chien devient aussi féroce qu’un grizzly à qui on a piqué son saumon, il faut arrêter de mettre ça sur le folklore de la vieille Europe. Et quand l’un des gentils moniteurs va se mettre à cracher de la bile avant de se transformer en cannibale enragé, on le répète : non, non et non, il ne s’agit pas de la tourista espagnole, bon sang !

WHAT WE BECOME de Bo Mikkelsen (Danemark)

L’été est enfin là, sortant nos amis Danois de leur torpeur hivernale ! La famille Johansson en profite pour enquiller les barbecues au bord du lac et les fêtes des voisins où la Carlsberg coule à flots. Mais, un beau jour, alors qu’ils discutent gazon et ramassage des ordures autour d’une bonne binouze, ils voient leur petite sauterie envahie par une horde de soldats, flanqués de masques à gaz, leur intimant l’ordre de retourner chez eux sans poser de question. La télévision s’affole très vite autour d’un virus et d’une grosse boulette du gouvernement, tandis que notre gentille famille regarde, impuissante, les énormes bâches noires tomber devant leurs vitres. Mise en quarantaine, elle entend au loin les coups de feu tirés sur des voisins un peu trop épris de liberté. Puis, plus rien… Les jours passent, les réserves de nourriture s’amenuisent méchamment, des rumeurs à propos de cadavres lassés du repos éternel se mettent à circuler, alors que les coups de feu ont laissé place à des grognements féroces qui résonnent dans tout le voisinage. Bref, ce n’est pas vraiment le moment d’aller relever le courrier, quoi…

Cela me fait bizarre de voir un film Russe dans une compétition européenne .... ?

Olivier H

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