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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2016 : programme de la compétition 7EME PARALLELE

Publié par lecinemadolivierh sur 26 Mars 2016, 20:07pm

Catégories : #BIFFF 2016, #brussels, #bruxelles, #7ème parallèle

Du 29 mars au 10 avril 2016 se déroulera la 34ème édition du Brussels International Fantastic Festival (BIFFF 2016), dont voici le programme de la compétition 7ème Parallèle :

Aaaaaaaah de Steve Oram (Royaume-Uni)

Dans le confort moderne du 21e siècle, l’évolution a permis au monde d’accéder à toutes les nouvelles technologies. Mais un bug existentiel semble avoir laissé ce primate d’homme sur la ligne de départ darwinienne, le restreignant à un comportement de bonobo habillé par Calvin Klein. Voici donc une famille de singes tout à fait banale, qui chie sur le carrelage, pisse sur le frigo et se frotte allègrement aux jambes des femelles lorsque le piquet de tente est levé. Bref, le quotidien dans toute sa splendeur. Pourtant, cette caste bien pépère va voir son existence chamboulée avec l’arrivée d’un nouveau mâle dominant, invité par hasard à une fête de voisins. Et notre bonobo barbu se verrait bien faire une séance d’épouillage intime avec la maîtresse de maison…

BENAVIDEZ's CASE de Laura Casabé (Argentine)

Entre un père célèbre, considéré comme le Dali argentin, et une copine capable d’imiter le style de Delacroix tout en jouant à Candy Crush, Benavidez se sent écrasé par le talent. Alors bon, il aurait pu être plombier plutôt qu’artiste raté, mais la vie en a décidé autrement, et le pauvre bonhomme le paie cash : après une ultime dispute avec madame, Benavidez prend sa valise et file chez son psychiatre, le docteur Corrales, qui s’avère être également un collectionneur d’œuvres d’art (comme quoi, le mal est vraiment partout). Mais quand ce dernier découvre le contenu de la valise, il mouille tellement des yeux que Benavidez se retrouve très vite dans les pièces secrètes du manoir de Corrales : il découvre alors un labyrinthe surréaliste peuplé d’artistes en thérapie, contraints de créer des œuvres à la chaîne pour leur équilibre mental… et le portefeuille de Corrales. Mais Benavidez n’est pas du genre à chialer devant un Kundelich ni à se laisser berner par un charlatan, même s’il a remplacé les prescriptions par un atelier clandestin pour artistes en mal d’ego. Lui, il ne veut qu’une chose : récupérer sa valise… Et surtout ce qu’il y a dedans.

DARLING de Mickey Keating (Etats-Unis)

Avec son petit air d’Audrey Hepburn frêle et paumée, Darling est le genre de femme qu’on a envie de protéger de ce monde impitoyable. Surtout en ce moment où elle garde seule l’une des plus vieilles maisons de Manhattan, une bâtisse austère au passif peu glamour. Et c’est vrai qu’entre les rumeurs de possession et le saut de l’ange de la dernière gardienne, Darling risque vite de vider les réserves de brandy afin de pouvoir fermer l’œil chaque nuit. Au fur et à mesure des jours qui passent, Darling sent bien que certaines ampoules sont sur le point de s’éteindre dans sa tête : il y a cette mystérieuse porte fermée à clé à l’étage, ces grattements persistants qui lui écorchent l’âme, cet inconnu pas si inconnu qui rôde dans le quartier, et ces visions qui lui agressent le bon sens le plus élémentaire. Darling sait désormais qu’elle va basculer dans un abîme de perversité totale. Reste à savoir quand et comment…

THE END de Guillaume Nicloux (France)

La soixantaine bien tassée, notre homme n’est pas du genre à se sentir François en Hollande. Lui, ce qu’il aime par-dessus tout, c’est la bonne chère du terroir, le pinard importé directement des cuves du vigneron et les bonnes vieilles Gauloises. Fier de sa région, il l’arpente quotidiennement avec son chien Yoshi afin d’aller chasser la caille et le lapereau. Mais, ce jour-là, en pénétrant dans cette vaste forêt qu’il connaît si bien, notre retraité s’apprête à vivre un véritable cauchemar… La première tuile, c’est la disparition de Yoshi, filant truffe au sol vers un destin inconnu. La deuxième, c’est cette maudite forêt dont il est supposé connaître chaque brindille et chaque caillou. Pourtant, tout lui semble étranger. Même plus de sentier ou de vague odeur de gasoil, rien : juste une nature sauvage et très vite hostile. Des scorpions se mettent alors à remplacer les fourmis au sol, tandis que l’homme se cramponne à son fusil, fixant un soleil désespérément bas, laissant bientôt place à une nuit noire…

THE MARRIAGE OF REASON AND SQUALOR de Jake Chapman (Royaume-Uni)

Côté pile, Chlamydia Love est considérée comme une pucelle mythomane par ses collègues, qui ne ratent pas une occasion de se moquer d’elle et de son prince charmant imaginaire. Mais notre blonde au doux nom de bactérie parasite s’en fout car, côté face, il lui suffit de plonger dans le tourbillon d’une cuvette de chiottes pour rejoindre son fiancé : le bô chirurgien Algernon Hertz ! Et comme ce dernier lui a offert une île paradisiaque en guise de cadeau de fiançailles, c’est sur ce bout de terre tropicale qu’ils ont rendez-vous. Mais son bellâtre qui sent bon le sable chaud tarde à venir, laissant Chlamydia seule sur une île qui commence à dévoiler des locaux un peu plus barbares que ce que promettait la brochure touristique. Dans sa fuite, elle finit par tomber dans l’antre de Helmut Mandragorass, un scientifique misanthrope au crâne hypertrophié et laid comme un pou. Et quand l’envie soudaine de lui palper le bulbe rachidien se fera sentir, Chlamydia se posera de sérieuses questions sur son fameux coin de paradis…

THE OPEN de Marc Lahore (France / Royaume-Uni / Belgique). Le filma cartonné à Fantasporto

Numéro 4 au classement WTA, Stéphanie Tavernier s’entraîne comme une dingue pour Roland-Garros, sous l’œil paternel d’André, son coach. Ce dernier ne la quitte d’ailleurs pas d’une semelle, dort à côté de sa championne, lui prépare une tambouille frugale mais bourrée d’Omega 3 et veille aussi sur Ralph, son partenaire sportif, qui enchaîne sans moufter coups droits et lobes avec la championne. Par contre, question revers (de fortune) et balles, ils ont une sérieuse concurrence : la 3e Guerre Mondiale a niqué la pelouse de Wimbledon depuis belle lurette, Stéphanie et André – poussés à l’exil forcé – sont devenus des nomades du nord européen, passant par le camp Federer, le col McEnroe ou encore les montagnes Sampras pour s’entraîner avec leurs raquettes sans cordes et sans baballe jaune à se renvoyer. Ah oui, dernière chose : Ralph est leur prisonnier de guerre…

THE ROTTEN LINK de Valentin Javier Diment (Argentine)

Amis du terroir et de l’authentique, bienvenus à El Escondido ! Ce petit village d’à peine 20 âmes semble complètement immunisé contre la modernité du 21e siècle et vit tranquillement à la mode féodale. On y trouve son curé qui veille sur les jauges de la foi chrétienne, Raulo – un grand dadais bercé un peu trop près du mur – qui distribue les bûches à une communauté au poêle, et sa magnifique sœur Roberta qui se donne à 100% afin de préserver le tissu social du patelin dans l’arrière-salle du bar. Eh oui : à défaut de remplir les verres, elle vide les bourses et se laisse civiquement besogner par tous ses voisins. Enfin, tous… Faut dire qu’il y a une légende du cru qui oblige la plantureuse Roberta à en laisser un sur le carreau, et autant vous prévenir que çui-là a les gonades qui lui remontent méchamment à la gorge, alors même que le curé himself s’en donne à cœur joie avec son bâton de pèlerin ! Au bord de l’implosion, l’abstinent malgré lui risque fort d’aller titiller la légende, pour le plaisir purement égoïste de se faire dégorger le poireau. Très très très mauvaise idée…

SECOND ORIGIN de Bigas Luna & Carles Porta (Espagne / Royaume-Uni)

Récemment arrivée en Espagne avec son père, Alba est une jeune anglaise d’à peine vingt ans qui traîne souvent ses basques chez le jeune Didac afin de lui apprendre la langue de Shakespeare. Un jour, alors qu’elle rentre chez elle, Alba aperçoit trois gamins en train de balancer Didac dans le lac. Sans hésiter une seule seconde, elle plonge dans l’eau pour sauver son élève de la noyade… Mais lorsqu’ils émergent tous deux à la surface de l’eau, la terre n’est plus qu’un champ de ruines. Comme si une blitz-apocalypse avait balayé la planète en moins de dix secondes… Alba et Didac finissent par se rendre à l’évidence : cette trempette improvisée a fait d’eux les seuls survivants de la planète. Les jours passent, les mois passent, les années passent et Didac est désormais un beau mec avec de belles tablettes de chocolat. Evidemment, de grande sœur protectrice, Alba se sent brusquement l’envie de devenir une femme prête à repeupler la terre. Mais, comme pour Adam et Eve, il y a forcément un serpent quelque part, prêt à foutre le bouzin dans cette belle histoire…

THEY LOOK LIKE PEOPLE de Perry Blackshear (Etats-Unis)

Après dix ans de silence radio, Wyatt débarque à l’improviste à New York chez Christian, son ami d’enfance. Forcément, les deux potes ont pas mal de choses à se raconter : la vie, l’amour, les emmerdes et toutes ces petites choses qui se disent autour d’un bac de chopes et d’une pizza. Mais si Christian est très heureux de revoir son ami, il y a quand même un paquet de choses qu’il ignore sur Wyatt. A commencer par la vraie raison de son arrivée dans la Grosse Pomme : depuis quelque temps, il est harcelé par des coups de téléphone nocturnes lui annonçant qu’une bataille est sur le point de détruire l’humanité. Les grandes villes ne sont plus sûres, les citadins ont quasi tous été enrôlés dans l’armée démoniaque, et Wyatt veut à tout prix sauver son meilleur ami avant qu’il ne soit trop tard. Pour ça, il a d’ailleurs un truc infaillible qu’une voix lui a susurré entre deux bourdonnements incessants de mouches existentielles : la seule chose que les démons craignent, c’est l’acide…

TRADERS de Rachael Moriarty & Peter Murphy (Irlande)

Grosse tuile pour les veaux d’or de la finance : une société de courtage plonge dans le rouge à hauteur de 14 milliards de dollars, et ses boursicoteurs – qui gavaient des actifs toxiques avec les fonds de pension de pépé et mémé – peuvent désormais se tirer la nouille dans le caniveau. Alors que certains collègues vont se pendre ou se défenestrer en pleurant leur salaire à 5 chiffres, Vernon réfléchit déjà à sa reconversion : se basant sur une statistique aussi dégueulasse qu’évidente – à savoir le lien entre chômage et suicide -, notre spéculateur impénitent va créer un nouveau marché capitalisant sur l’éconocide. Son principe ? Créer un site de rencontres destiné aux personnes au bout du rouleau, prêtes à s’entretuer pour récupérer tous les avoirs du perdant. Et, contre toute attente, sa nouvelle bourse à la sauce Fight Club, où le meurtre devient aussi consensuel qu’une transaction financière, remporte un énorme succès chez les spéculateurs désespérés…

UPTAKE FEAR de Kapel Furman & Armando Fonseca (Brésil)

Avec son physique dégingandé et son regard de panda dépressif, Marcus est l’exemple type de la paillasse humaine sur laquelle s’essuient les grandes gueules de ce monde. Le pire, c’est qu’il semble s’en accommoder, comme si, dans la chaîne du déterminisme social, il était voué dès le berceau à s’en prendre plein les dents. Pourtant, un soir, notre victime sacrificielle va déjouer une attaque au couteau et carrément mettre en fuite son agresseur… Ainsi donc, notre Marcus ne serait-il pas obligé à chaque fois de tendre l’autre joue ? Voilà un concept qui défrise notre paillasson grisâtre, à tel point qu’il va vite se relever et devenir un véritable gorille à dos argenté, prêt à distribuer des sandwiches de mandales à tous ses tortionnaires du quotidien. À commencer par l’autre empaffé au boulot, qui confond collègues célibataires et harem de gourgandines. Et puis aussi le petit copain de sa voisine, tiens. Toujours à rouler des mécaniques dans sa grosse berline quand Marcus gare sa vieille Lada qui fait marrer l’Argus. Mais, une fois sa trempette dans un bain de sang généreux terminée, notre nouveau matador va devoir se sécher avec une réalité qui laisse des croûtes bien plus profondes qu’un simple règlement de comptes par éviscération…

Olivier H.

BIFFF 2016 : programme de la compétition 7EME PARALLELE

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