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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Critique LES HUIT SALOPARDS de Quentin Tarantino (Etats-Unis)

Publié par lecinemadolivierh sur 24 Janvier 2016, 17:20pm

Catégories : #Critique Film

Critique LES HUIT SALOPARDS (The Hateful Eight) de Quentin Tarantino (Etats-Unis) :

(Date de sortie : 6 janvier 2016)

Genre : western

Sujet : John Ruth (Kurt Le Boulevard de la Mort Russell) est à bord d’une diligence en direction de Red Rock, pour y faire pendre son magot d’une valeur de 10 000 dollars : Daisy Domergue (Jennifer Jason Leigh). Sur le chemin, ils vont faire la rencontre de Donald, l’amoureux de Daisy … En fait non … Donald n’est pas de couleur noir, il me semble … c’est donc plutôt le Major Marquis Warren (Samuel L. Jackson), qu’ils rencontrent. Avec un putain de blizzard aux fesses, ils foncent droit vers l’auberge de Minnie (Dana Gourrier) et de Mickey, non loin de Disney Village. Putain, je crois que je me suis planté de salle de cinéma, et je dois être à une séance pour enfant … A moins que Tarantino soit un fan de l'univers de Disney, après tout pourquoi pas ? Bon, revenons à ce film aux noms un peu bizarre … En l’absence des deux souris, c’est Bob l’éponge (Demian Machete Kill Bichir) qui les reçoit …

Les Huit Salopards est le second western du réalisateur Quentin Tarantino, après le cultissime Django Unchained, élu meilleur film du blog en 2013, où on retrouve un Samuel L. Jackson en demi forme ainsi qu’un Tim Roth aux allures d’un Christoph Waltz. Faut-il rappeler que Tim Roth a joué dans le premier film du réalisateur, Reservoir Dogs avec Harvey Keitel ? La boucle Tarantino serait-elle bouclée ? D’ailleurs, au début du film, il est bien indiqué que c’est le 8ème film du réalisateur. Une boucle ressemblant à celle de l’infini …

Petites anecdotes :

- Le scénario du film avait fuité sur internet avant sa réalisation, ce qui avait pour effet que Tarantino ne souhaitait plus le réaliser.

- Les Huit Salopards est un hommage à The Thing de John Carpenter (Des personnes enfermées avec un temps glacial à l’extérieur).

Les Huit Salopards est produit par Richard N. Gladstein, Shannon McIntosh et Stacey Sher, ainsi que la société de production The Weinstein Company.

Le budget du film est de 44 millions de dollars (Contre 100 millions de dollars pour Django Unchained. DiCaprio coûte cher !) La recette mondiale du film est de 80 millions de dollars et ce n’est pas fini, car le film est toujours en salle.

Le film est distribué en France par SND.

Les Huit Salopards a remporté la récompense de la meilleure musique de film aux Golden Globes 2016 pour Ennio Morricone. Le film est nominé aux Oscars 2016 dans trois catégories : meilleure actrice dans un second rôle pour Jennifer Jason Leigh, meilleure musique de film pour Ennio Morricone (C’est déjà gagné !) et meilleure photographie pour Robert Richardson.

Nombre d’entrée en salle en France : 1 170 241 entrées, ce qui est pas mal pour un film de ce genre et de production indépendante (et le film est toujours en salle …). Le film devrait atteindre les trois millions d’entrées en France (Contre plus de 4 millions d’entrées pour Django Unchained).

Note IMDB : 8/10 pour 110 350 votes. Une très bonne note ! (8,5/10 pour Django)

Mon avis : 7/10. Les Huit Salopards ne peut-être qu’un bon film sur papier avec cette distribution des rôles haut de gamme. Samuel L. Jackson, Kurt Russell, Tim Roth (et non Christoph Waltz, je tiens à le préciser au vu de la ressemblance) et Michael Madsen (Impec dans le rôle de Joe Gage) sont magnifiques en cow-boy. Ajoutez à cela, une magnifique photographie de Robert Richardson (Django Unchained, Inglourious Basterds & Kill Bill), un autre habitué à collaborer avec Quentin Tarantino. Ajoutez encore à cela, la superbe musique signée Ennio Morricone (Même si quelque fois, elle casse un peu les oreilles), qui fait plus penser à une musique d’un film d’horreur qu’à une musique de western. C’est un peu la marque de fabrique du réalisateur qui aime jouer avec les codes musicaux et les genres cinématographiques. C’est osé de casser les codes comme cela. Bref, avec tous ces ingrédients réunis, en y ajoutant bien sur Quentin Tarantino au pupitre, vous obtenez tout pour un film mémorable. Mais voilà, il y a un os … Tarantino abuse trop des bonnes choses et se perd dans des dialogues interminables, ne faisant pas vraiment avancer le Schmilblick. Blablabla … que je te parle de l’après-guerre de Sécession, d’une fameuse lettre du Président Abraham Lincoln, de la peine de mort … Certains diront que c’est une critique amer envers l’Amérique de la part du réalisateur, qui fait un chemin de croix dans la voie politique. Mouais … ce serait marrant de voir Tarantino en Gouverneur de Californie … Et puis, il y a cette scène qui se répète plusieurs fois … Fermer la porte avec deux planches clouées s'il vous plaît … Ça va, on avait compris ! En plus, cela ne sert même pas pour un rebondissement dans le film. Certes, la barre était haute, après l’ovni Django Unchained. Les Huit Salopards qui est un huis-clos, me fait penser à Reservoir Dogs, où des truands se retrouvaient enfermés dans un hangar … Nous revoilà donc au point de départ Monsieur Tarantino ? Les deux boucles du 8 sont terminées ? Faut-il se préparer pour un remake de Pulp Fiction et d’une seconde Palme d’Or ? Ok, on est quand même loin du navet, je vous l’avoue. Les Huit Salopards se laisse regarder, même si on a un peu mal au cul, à se dandiner, à droite, à gauche sur son siège. Les scènes gores sont bien réussies, même s’il y en a beaucoup moins que dans Django Unchained. Je pense que la raison vient de la femme de ménage qui ne peut plus voir du rouge depuis le précédent film qui en a abusé … Au final, Tarantino est bel et bien un beau baratineur.

Olivier H.

Critique LES HUIT SALOPARDS de Quentin Tarantino (Etats-Unis)
Critique LES HUIT SALOPARDS de Quentin Tarantino (Etats-Unis)
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