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Le blog du cinema d' Olivier H

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Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


Critique du court métrage JULIET de Marc-Henri Boulier (France)

Publié par lecinemadolivierh sur 2 Septembre 2015, 11:27am

Catégories : #critique court

Critique du court métrage JULIET de Marc-Henri Boulier (France) :

(Première Internationale : Juillet 2015 / Festival Fantasia, Montréal)

Durée : 11 minutes 30.

Genre : SF d’anticipation

Sujet : la Société Seed a mise au point des androïdes (Des robots sous apparences humaines), en chair et en boulons, afin de pallier à la solitude humaine, qui a fait son nid petit à petit (Avant on vivait tous regroupé dans une grotte à dévorer du mammouth, et maintenant on a chacun son petit home sweet home). Juliet (Alix Benezech), une androïde, a donc été conçue pour satisfaire une clientèle masculine. Cuisines, ménages et plaisirs sexuels sont donc au rendez-vous pour ces messieurs, qui préfèrent la compagnie d’une androïde, plutôt qu’une compagnie plus charnelle. Certes, cette dernière peut être beaucoup plus chiante (Mais est-ce que cela en vaut la chandelle ?). Le marché étant florissant, un androïde, version homme pour une clientèle plutôt féminine vient de faire surface : Roméo (Corentin Macquet) ! La société a finalement réussi à rendre l’être humain solitaire, froid, dénoué de contact interhumain, où le péché de luxure est devenu métal-phal-lique. Mais à terme, est-ce que l’être humain ne serait pas menacé par ses propres inventions ? …

Juliet est réalisé par le réalisateur d’un autre court métrage, Tous les Hommes s’appellent Robert (2010 - Insolence Productions) qui a remporté une quarantaine de récompenses sur 140 sélections en Festivals !

Le thème de Juliet peut faire rire au début, en imaginant tous ces hommes possédant la même femme : une androïde au nom de Juliet. L’un dirait à un autre : « Et toi qu’est-ce que tu fais avec ma femme ? Comment ça, ce n’est pas ma femme ? … »

Juliet est produit par Anaïs Bertrand ainsi que la Société de production Insolence Productions. Le budget est de 130 000 euros, ce qui est un budget assez important pour un court métrage.

Juliet a été présenté en compétition au NIFFF 2015 (Suisse), ainsi qu’à FANTASIA (Canada). Juliet a remporté la Mention Spéciale du Jury au BLOODY WEEK END d’Audincourt 2015 (France).

Note IMDB : non connue

Ma note : 7/10. Juliet est un mélange d’un film de Science-Fiction d’anticipation (assez proche) et d’un faux documentaire avec ses scènes de reportages télé. L’actrice Alix Benezech qui interprète Juliet, joue à merveille cette androïde, dénouée d’émotion et d’une froideur pire que celui qui règne au pôle Arctique. Le court de Marc-Henri Boulier, tout comme le très bon autre court, On/Off de Thierry Lorenzi, parle de ces robots à l’image humaine (androïde) qui prennent, petit à petit, notre place au sein de la société. Cela laisse à réfléchir sur un avenir assez pessimiste pour l’être humain. Le sujet n’est malheureusement pas que de la SF d’anticipation. Aujourd’hui, plusieurs androïdes apparaissant dans des salons d’innovations. Ces androïdes attendent une commercialisation plus agressive, à grande échelle, afin que tout le monde puisse avoir son propre robot-humain. Revenons à nos moutons, Juliet est un bon court métrage de SF français, comme il se fait rare aujourd’hui (Ils doivent se compter sur les doigts de deux mains). La photographie soignée de Stéphane Degnieau est superbe, ainsi que le montage vidéo, réalisé par un certain Fabien Montagner (Réalisateur du beau court métrage fantastique Le Passage). Le réalisateur Marc-Henri Boulier travaille actuellement avec Insolence Productions sur un long métrage intitulé Echos. Souhaitons leur bonne chance pour ce projet ambitieux, car même si Marc-Henri Boulier n’est pas un homme qui s’appelle Robert, il est certain que c’est un homme à suivre de très près !

Je remercie Anaïs Bertrand, productrice chez Insolence Productions pour sa confiance et qui m’a permis de voir Juliet.

Olivier H.

Critique du court métrage JULIET de Marc-Henri Boulier (France)
Critique du court métrage JULIET de Marc-Henri Boulier (France)
Critique du court métrage JULIET de Marc-Henri Boulier (France)

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