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Le blog du cinema d' Olivier H

Le blog du cinema d' Olivier H

Blog spécialisé sur les Festivals Internationaux de Films Fantastiques comme Fantastic'Arts, FantasPorto, BIFFF, AIFFF, Mauvais Genre, Cannes, NIFFF, Fantasia, PiFan, Deauville, L'Etrange Festival, FEFFS, La Samain, Trieste, Razor Reel, Les Utopiales, PIFFF ...


BIFFF 2015 : programme de la Compétition Européenne

Publié par lecinemadolivierh sur 30 Mars 2015, 19:19pm

Catégories : #Festival

Voici le programme de la Compétition Européenne au BIFFF 2015.

Mais c'est quoi cette compétition ? Ben, c'est la compet au Méliès d'Argent du Meilleur Film Fantastique Européen, pour être sélectionné au Méliès d'Or à Sitges en Espagne pardi ! Dernier grand vainqueur, Alleluia de Fabrice du Welz.

ANOTHER FRONTIER d’André Cruz Shiraiwa (Espagne)

Le pitch du BIFFF : Quelque part dans le monde, une guerre civile fait rage. Après avoir esquivé les chenilles des tanks meurtriers et les viols de masse, Hannah et son fils Leon parviennent enfin à la frontière dont tout le monde parle : le No Man’s Land… Havre de paix épargné par les bombes et les massacres, le NML accueille toutes les victimes collatérales, prêtes à tout pour un visa de sortie. Mais Hannah et son fils vont vite découvrir que ce camp de réfugiés - aussi cosy qu’Auschwitz - n’a rien d’une coopérative désintéressée : le fameux sésame se paie au prix fort. Celui de la meilleure audience… Car tous les réfugiés ne sont rien d’autre que du bétail de téléréalité, où l’éthique la plus sommaire est vite rangée au placard de l’humanité. Entre opérations sans anesthésies, accouchements en direct, adultères croustillants sous l’oeil omniscient des caméras, tout est permis afin de gagner les faveurs d’un public digne des arènes romaines.

Genre : drame

M'a l'air d'être pas mal ...

Note IMDB : 5,1/10 sur 14 votes. Peu de votant pour une note bien moyenne ...

AUTOMATA de Gabe Ibanez (Etats Unis / Espagne / Bulgarie)

Le pitch du BIFFF : En 2044, une série de tempêtes radioactives a balayé 99,7% de la population de la Terre. Les survivants, qui n’ont plus trop envie de se prendre un bon bol de radium frais dans les bronches, vivent cloisonnés dans des villes protégées par des nuages mécaniques. Les automata, ces fameux robots fabriqués à la chaîne dans le but de les protéger de cette apocalypse, ne servent plus à rien et errent dans les cités comme clochards, esclaves ou robots ménagers pour les plus chanceux. Si cette nouvelle main-d’oeuvre mécanisée n’a pas besoin de titres-services, elle est par contre soumise à deux règles essentielles : primo, pas touche à toute forme de vie (il y en a déjà si peu) ; deuzio, interdiction de s’altérer les boulons afin d’éviter toute évolution catastrophique à la sauce Megatron. Jacq Vaucan travaille comme enquêteur pour la ROC Corp et a justement pour mission de vérifier que cette ferraille new age marche bien dans les clous. Un job pépère et routinier, jusqu’au jour où il surprend un petit Astro se suicider devant lui. Et ce genre de comportement, si ça se propage, risque de rendre les 0,3% d’humains restants très nerveux…

Genre : thriller / SF

Note IMDB : 6,1/10 sur 25 947 votes. Une note assez moyenne dans l'ensemble.

BLOOD MOON de Jeremy Wooding (Royaume Uni)

Le pitch du BIFFF : Colorado, 1887. Une diligence est brutalement arrêtée par Calhoun, un solitaire dingue du bang bang qui a crevé un sabot en territoire hostile. Après quelques politesses échangées à propos d’éventuels trous de balles, le ténébreux cowboy rejoint les autres passagers qui commencent à trouver le fameux mythe du Far West un peu saumâtre… Et cette amère impression va se confirmer douloureusement lors de l’arrêt au restoroute de l’époque, où notre troupe de voyageurs va retrouver le cuistot ses boyaux à l’air. Grizzly ou blaireau vorace ? Malheureusement, ils n’ont même pas le temps d’en débattre car deux frères hors-la-loi - qui traînaient leurs guêtres de tireurs sadiques dans le coin - se sentent d’humeur taquine avec ces voyageurs paniqués. Seul Calhoun garde ses sousvêtements au sec, trop occupé à mater le coup de patte qui a éventré le défunt cuistot. Bah oui : ça lui rappelle étrangement une légende locale, le yee naaldlooshi, variante apache du loup-garou. C’est alors qu’un des passagers lance cette terrible phrase, alors que la nuit est en train de tomber : « c’est moi ou c’est la pleine lune qui nous rend si nerveux ? »

Genre : horreur

M'a l'air bien !

Note IMDB : 5,7/10 sur 40 votes. Pas terrible ...

THE CANAL d’Ivan Kavanagh (Royaume Uni / Irlande / Etats Unis)

Le pitch du BIFFF : David est un archiviste archi-amoureux de sa femme Alice, archi-fier de son rejeton et archi-comblé par leur vie dans un cottage familial. Mais ce bonheur a une date limite… Et les premiers signes qui viennent écailler ce beau portrait de famille sont des soupçons de batifolage extraconjugal. Mais, si madame ne joue plus à domicile, David va se plonger à tête perdue dans le boulot, ne cherchant pas à connaître le nom du nouveau buteur de sa chère et tendre ; le problème, c’est qu’il va tomber par hasard sur des archives de 1902 qui relatent un meurtre ignoble commis dans sa demeure… à cause d’une jalousie maladive… Evidemment, ça secoue notre cocu, mais de là à s’imaginer que sa maison est hantée ? Naaaannn. Simple coïncidence. Bon, c’est vrai qu’il y a plus de courants d’air qu’avant, mais c’est juste une question de PEB un peu daté. Par contre, sa paranoïa toute clinquante, il la sort d’où ? Des ombres qu’il aperçoit chez lui avec son vieux 16mm, ou du cadavre de sa femme, fraîchement repêché dans le canal qui jouxte leur nid d’amour ? Bref, chacun plonge à sa façon : l’un dans le passé, l’autre dans le canal. C’est con, hein ? En plus, c’est le mari qui prend à chaque fois. Sauf qu’ici, c’est un peu beaucoup trop facile…

Genre : thriller / horreur

Vu à L'Etrange Festival 2014. Bof ... voir ma critique

Note IMDB : 5,9/10 sur 3 716 votes. Assez moyen

DANNY’S DOOMSDAY de Martin Barnewitz (Danemark)

Le pitch du BIFFF : Les optimistes voient le réchauffement climatique comme une occasion en or de griller des merguez en tongs au cercle polaire. Les réalistes y voient la fonte des glaciers et l’extinction de tout un tas d’espèces. Les pessimistes, eux, ne craignent pas l’extinction mais l’apparition de nouvelles bestioles : parasites microscopiques, insectes mutants, plantes exogènes (non : Nabilla ne compte pas), et bien d’autres changements infimes qui vous niquent l’écosystème en deux coups de cuillère à pot. Mais il existe une quatrième option que le jeune Danny va vite découvrir par cette journée caniculaire à Copenhague. Afin de vous donner une idée, remplacez le parasite riquiqui par un prédateur carnivore, double phoque croisé au xénomorphe d’Alien, qui débarque au pays de la petite sirène avec l’estomac dans les talons, et qui découvre un garde-manger autrement plus appétissant que ce foutu plancton de la Mer Baltique ! Rajoutez-y tous ses copains qui, par l’odeur alléchée, arrêtent de faire trempette et - surtout - priez pour Danny et sa famille : ils sont désormais les plats de résistance d’un carnage à volonté !

Genre : aventure

Note IMDB : 5,6/10 sur 84 votes. Très moyen ...

THE FORGOTTEN d’Oliver Frampton (Royaume Uni)

Le pitch du BIFFF : À 14 ans, Tommy vit un véritable conte de fées à l’anglaise : sa mère, aussi dépressive que l’économie de la City, décide de se faire une petite cure de five o’clock Temesta, tout en envoyant le fiston chez son paternel immature. Pour le préserver, paraît-il… Tommy va alors découvrir les joies d’un nouveau cocon familial, un squat miteux dans un immeuble désaffecté où la seule culture disponible pour l’ado est celle de la mérule. Question horaires, pas mieux : pendant que Tommy essaie de résoudre les fractions tout seul, son papounet fait dans l’effraction toutes les nuits. Mais tout cela ne serait que bisbille posttatchérienne rapidement oblitérée par Ken Loach si Tommy n’entendait pas des bruits bizarres venant de l’appartement d’à côté. Des bruits de pas et des grattements qui, chaque nuit, le font hésiter entre des lutins malfaisants ou des rats de dix kilos. Son père a beau le rassurer en lui expliquant que, chaque soir, Tommy est seul - désespérément seul - dans cette barre d’immeuble, pas sûr que ça marche vraiment. Surtout quand le pauvre gosse découvre soudain que toutes ses affaires ont changé de place dans sa chambre…

Genre : horreur

C'est LE film que je ne raterais pas de cette compétition !

Note IMDB : 6,2/10 sur 42 votes. Moyen

FROM THE DARK de Conor McMahon (Irlande / Royaume Uni)

Le pitch du BIFFF : Partis pour des vacances bucoliques en nââmoureux, Mark et Sarah s’embourbent très vite dans la gadoue irlandaise, alors que la nuit tombe doucement sur la lande. Juste pour emmerder Michel Delpech, nos deux lovers ne se gênent pas pour marcher dans la boue jusqu’à la ferme la plus proche, où un fermier solitaire les accueille avec la jugulaire qui goutte avant de se défenestrer sous leurs yeux. Alors, certes, les touristes ne doivent pas être légion dans le coin, mais un tel enthousiasme a de quoi décontenancer nos deux tourtereaux… Heureusement, leur hôte va bien : il revient (par la porte, cette fois), la gouaille espiègle, les incisives vachement plus pointues qu’avant, et surtout avec une énorme envie de se cravater un bon litron de sang frais. Mark et Sarah comprennent très vite qu’ils représentent les pompes à nectar du vampire, mais que ce dernier fuit la lumière comme la peste. Evidemment, c’est dans ces moments - entre le GSM quasi plat et le briquet presque vide comme seules sources de lumière - qu’on se dit que le bac à brol du Brico avec les maglites de m… à 2 euros, c’est quand même vachement pratique.

Genre : horreur

Par le réalisateur de Stitches !

Note IMDB : 4,7/10 sur 247 votes. Pas terrible ...

GERMAN ANGST de Jorg Buttgereit, Andreas Marschall & Michal Kosakowski (Allemagne)

Le pitch du BIFFF : Quand on voit ces lettres gothiques, on n’a qu’une seule envie : leur coller une autre police pour arrondir leurs angles tellement secs. C’est vrai, quoi. Cette typo est juste bonne pour des groupes de dark metal qui font rimer bière avec Lucifer ou pour les geeks nostalgiques de Wolfenstein. Mais certainement pas pour cette oeuvre délicate qui réhabilite à sa façon la capitale allemande dans le coeur des nihilistes, des marginaux sadiques et des pervers immoraux ; et c’est certainement avec la larme à l’oeil que cette faune déviante assistera à ce monument de poésie... Où une jeune fille passionnée par la castration des cochons d’inde a une folle envie de tester l’émasculation sur papa ; où un couple de sourds-muets passionné par les rites chamaniques a la mauvaise idée de faire gouzi-gouzi dans un nid de néo-nazis sanguinaires ; où un photographe qui ne sait plus où mettre sa libido dégoulinante se retrouve dans des soirées privées qui n’ont probablement rien à envier aux afters d’Abou Ghraïb. Bref, comme dirait Valoche : merci pour ce moment zeer scheun de tendresse totale…

Genre : Fantasy / horreur

Intéressant , non ? Un film 100% Teuton !

Note IMDB : 6/10 sur 108 votes. Assez moyen ...

SHREW’S NEST (Musaranas) de Juanfer Andres & Esteban Roel (Espagne / France)

Le pitch : Au temps d’une guerre si vile qu’on n’osait pas y aller Franco, deux soeurs bigotes cohabitent dans l’appartement familial en cousant du prêt-à-porter chrétien. Montse, l’aînée, souffre d’agoraphobie et n’ose pas sortir de ce nid, qui ressemble de plus en plus à une tombe. Sa seule solution pour calmer ses attaques de panique est de diluer son eau bénite avec de la morphine, tout en s’assurant que sa jeune soeur - tout juste 18 printemps au compteur - ne succombe pas à la tentation de ces prédateurs mécréants qui rôdent à l’extérieur. Car il n’y a que Satan pour être chaud comme la braise, Amen ! Mais, un beau jour, leur voisin Carlos se viande douloureusement dans les communs et se casse une jambe devant leur porte. Par charité chrétienne, Montse le recueille dans sa chambre en évitant à tout prix de se faire gauler par sa soeur. Pour la préserver et l’empêcher de lustrer autre chose qu’un crucifix ? Que nenni : Carlos est devenu la chasse gardée de Montse, l’hostie qu’elle compte savourer entre deux psaumes rédempteurs. Mais si le secret venait à s’ébruiter, on vous laisse le soin de faire le calcul : un garçon, deux filles… Une scie. Combien de possibilités ?

Genre : drame / horreur

Vu au PIFFF 2014, excellent film tourné en huis clos. Produit par Alex de la Iglesia (Les Sorcières de Zugarramurdi, Grand Prix du BIFFF 2014 !). Voir ma critique ...

Note IMDB : 7,1/10 sur 395 votes. Une bonne note. A voir absolument !

THERAPY FOR A VAMPIRE de David Rühm (Autriche / Russie)

Le pitch du BIFFF : Dédicace à Julien Lepers : « Vienne, 1930, j’entame une série de thérapies nocturnes avec Sigmund Freud, je suis, je suis, je suis… Un indice, chez vous : c’est dans le titre ! » Eh oui, le comte Geza von Kösznöm est un vampire, mais c’est surtout un gros dépressif qui en a ras-les-incisives des abcès de coquetterie de sa rombière. Poireau, rides, valoches sous les mirettes, Madame envisage le pire car les miroirs l’ignorent depuis des siècles. Cette obsession épuise le pauvre comte qui n’a même plus goût à un petit ballon de sang de vierge… Freud lui propose alors d’engager Viktor, un jeune peintre extrêmement doué, afin de réaliser le portrait de sa femme et la rassurer pour au moins quelques décennies. Réflexion faite (et c’est rare), le comte accepte la proposition ; mais il découvre alors que la petite amie de Viktor ressemble trait pour trait à son ex-maîtresse adulée, malencontreusement décapitée à Constantinople…

Genre : comédie

Note IMDB : 7,3/10 sur 34 votes. Une très bonne note pour peu de votant !

Avec des films en compétition comme Another Frontier ou Blood Moon ou encore Shrew's Next et The Forgotten, la sélection est riche !

Rendez-vous le 19 avril pour le palmarès ...

Bon Festival,

Olivier H.

BIFFF 2015 : programme de la Compétition Européenne
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